Yann Moix n'aime pas sa famille, il faut donc détruire toutes les familles


Yann Moix, comme bien d’autres à gauche, part du principe que ce qu’il désire pour lui-même doit forcément s’appliquer à l’ensemble du monde, comme s’il conférait à sa petite personne, ridicule pet de mouche au milieu de quelque sept milliards d’individus, une importance si pharaonique qu’elle devrait servir d’étalon et de référence.
Il disait d’ailleurs en 2013, suite à la sortie de son livre, que « je cherche seulement une parole qui n’existerait pas en dehors de moi. Il se trouve que, pour le meilleur ou pour le pire, je n’ai encore rencontré aucun équivalent à ce livre ». Ou l’art du « moi je », du « moix je » même, poussé à son paroxysme.

L'ego de Moix tout entier contenu dans les rubriques de la Règle du Jeu, le blog de BHL
L’ego de Moix tout entier contenu dans les rubriques de la Règle du Jeu, le blog de BHL

C’est avec ce même ego gigantesque que Pierre Bergé avait fantasmé sur la mort violente par attentat d’un million de personnes qui n’avaient pour seul tort que celui d’avoir une opinion différente de la sienne, forcément plus haute et plus noble. Pensez, ces gens qui défilaient dans la rue réclamaient le droit à la famille traditionnelle, celle dont la présence seule dans une même pièce suggère carrément l’inceste à Yann Moix…
Celui à qui l’on doit la découverte et l’adoubement par l’entarté Bernard-Henri Levy, décidément toujours là quand il faut, vient de déclarer : « Je suis inadapté à la famille. Je déteste en voir, en croiser. La notion de famille m’agresse. Quand il y a plusieurs personnes d’une même famille dans une pièce, tout cet ADN regroupé me donne la nausée. Pour moi, être à table avec ses parents, c’est déjà de l’inceste. Quand mes amis ont des enfants, je ne les vois plus jusqu’à ce qu’ils en soient libérés ».
Que tout le monde veuille bien avorter, s’il vous plaît, pour le mieux-être visuel de cet hypertrophié de l’ego, de ce collectionneur de Coréennes manifestement incapable d’en conserver une seule.
Sous prétexte que Yann Moix a été mal aimé dans son enfance par ses parents, les autres enfants n’auraient pas le droit d’avoir des parents biologiques mais seulement des adoptants, comme si ce caractère non sanguin devait forcément suffire à être une garantie de normalité éducative et affective.
Celui qui prend son petit cas personnel pour une généralité applicable à tous avait pourtant déploré dans une vidéo de soutien à Taubira la cassure éducative dans la transmission entre les parents et l’enfant qui avait insulté la ministre, lui qui avait écrit un livre Renaudotisé de plus de mille pages traitant de la naissance, qui s’était permis de traiter la Suisse de « pays pornographique » et de « pute », et ses habitants de « mous salauds » lors de l’affaire pédophile Polanski qu’il avait en son temps eu à cœur de défendre, lui encore qui en 2010 avait affirmé à propos de Zemmour et de l’émission qui va dorénavant le nourrir : « Dans le cas de Zemmour, ça donne un juif honteux qui croit que sa citoyenneté française passe avant la judéité, ce qui selon moi est une aberration ! (…) On n’est pas couché est une machine à transformer les invités en beaufs. Le mieux serait ne de pas y aller ».
Il y a manifestement un lourd problème psychiatrique chez Moix qui, dès lors qu’il remplacera le paltoquet Caron, deviendra la caution « intello-culturelle » d’On N’est Pas Couché, en même temps que la bête de foire dûment sélectionnée du concours agricole de Ruquier. Cela donne une idée de l’indigeste sauce à laquelle seront mangés les téléspectateurs.
On pensait Aymeric Caron le plus détestable et le plus tête à claques du PAF, on en viendrait presque déjà à regretter ses horripilantes mimiques pincées. Quand on songe, tout de même, que les précédents se nommaient Zemmour et Naulleau, on ne peut que déplorer l’abaissement du niveau.
« Naître biologiquement, c’est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des mulots, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, se déspermatozoïder, c’est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les fugueurs aux successeurs, les déviances aux descendances », disait-il en 2013. Nos organes reproducteurs devraient donc s’atrophier pour satisfaire celui qui est lui-même né sans prépuce afin qu’il se sente moins seul dans son étrangeté. Tout est dans le symbole castrateur au fond. Moix entend imposer finalement à des enfants qui ne sont pas les siens un modèle de société généré par son propre cerveau tourmenté et malade. Et dire que c’est ce condensé de névroses qui fera l’audience du prime time de la chaîne publique financée par la redevance des familles françaises…
Le maltraité devient à son tour maltraitant.
Moix ne précise cependant pas si ses répugnances aux liens du sang ne lui viennent qu’en présence de familles de culture chrétienne ou bien si la vue d’une tripotée de petits Ghanéens tournant autour de leur mère lui provoque un similaire dégoût. Car tout de même, il avait signé en 2013 une pétition afin de réclamer le métissage de Marianne, or pour qu’il y ait métissage il faut bien qu’il y ait enfantement, famille, filiation. Sans doute que seule la vision de la famille dite « chrétienne » indispose l’estomac fragile du bobo cinéaste. Certains auraient le devoir de ne pas enfanter, d’autres le pourraient mais à condition seulement que ce soit avec « l’Autre ».
Selon lui, la filiation par le sang serait à l’origine du racisme auquel on pourrait remédier en échangeant les bébés à la maternité ! « C’est des liens du sang que sont venus le racisme, la monarchie absolue. La vraie révolution, la vraie égalité totale, ce serait de mélanger les bébés à la naissance comme dans La vie est un long fleuve tranquille. On devrait interdire aux parents d’élever leurs enfants biologiques. Cette manière de placer son ego dans sa chair me donne le vertige ».
Allez donc expliquer à votre chatte qu’en léchant son petit elle place bien mal son ego, à votre vache limousine que son petit veau doit être confié à la vache charolaise du voisin, ou mieux encore, à son ânesse du Poitou, histoire de bien métisser tout ça. Et si votre chatte cherche partout son petit en pleurant, faites-lui comprendre à quel point son racisme est inacceptable et indigne et qu’elle devrait avoir honte. Et puis jetez-là dehors à coups de pied au postérieur aussi pour lui apprendre le bien-vivre ensemble, non mais !
Caroline Alamachère

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