Yves Calvi traîné devant les tribunaux par les "anti-racistes" : la liberté d'expression existe-t-elle encore ?

Un expert participant à une émission « C Dans l’Air » de France 5, ainsi que le directeur de la publication de la chaîne, ont été condamnés pour discrimination et provocation publique à la haine envers les Roms (1). Le titre de l’émission en cause, diffusée en février 2005, résume le thème du débat et des reportages qui font l’objet du procès : « Délinquance, la route des Roms ».
Ce sont trois associations qui se disent « antiracistes » qui ont porté plainte : le Mrap, la Ligue des Droits de l’Homme, et la Licra. Etaient mis en cause deux participants à l’émission, Yves-Marie Laulan, expert en démographie et en géopolitique, et Xavier Raufer, criminologue et enseignant, ainsi qu’Yves Calvi, animateur de l’émission et Marc Tessier, à l’époque PDG de France Télévisions donc directeur de la publication de ses émissions.

Délits de « clichés tenaces » et « préjugés racistes »

Yves Calvi et Xavier Raufer ont été relaxés, mais Yves-Marie Laulan et Marc Tessier ont été condamnés au pénal à des amendes, et au civil à des dommages et intérêts aux associations partie civile.
Dans cette affaire, les arguments des accusateurs et des juges nous laissent un peu perplexes.
Le CSA avait déjà estimé que certains passages de l’émission pouvaient « être susceptibles de renforcer les préjugés racistes » à l’encontre des gens du voyage.
Le procureur a accusé Yves Calvi d’entretenir « les clichés tenaces » sur les Roms par une « absence de précautions » dans la tenue du débat.

Et enfin, le jugement déclare, à propos de Yves-Marie Laulan : « En affirmant, sans nuances ni preuves avancées, que le taux de criminalité est nettement plus important chez les Roms, que ceux-ci constituent une menace sérieuse, du moins financièrement, pour la France, qu’il faudrait enlever les enfants à leurs parents, mais que de toute façon, il n’y a pas pour eux de possibilité d’intégration crédible, Yves-Marie Laulan (…) instille l’idée que parce qu’une personne appartient à ce groupe ethnique, elle en deviendrait elle-même individuellement inassimilable. »
Tout d’abord, revenons sur les termes « préjugés » et « clichés ». Un préjugé est un jugement provisoire qui manquerait de fondement. Un cliché, au sens figuré du terme bien sûr, c’est une idée répétée sans réflexion. Les deux mots sont utilisés avec une connotation péjorative : les gens qui utilisent préjugés et clichés seraient des ignorants ou des gens de mauvaise foi. C’est d’ailleurs cette absence de « preuves » que reproche entre autres le tribunal à Yves-Marie Laulan. Un préjugé ou un cliché n’est pas condamnable en soi, mais il le devient ici parce qu’on lui adjoint le qualificatif de « raciste ».
Est-ce à dire que si un propos à l’encontre d’une catégorie de population n’est pas un « préjugé », mais un « postjugé » parce qu’il est appuyé par des preuves ou des statistiques énoncées dans la foulée, ne serait pas condamnable ? Ou ces preuves peuvent-elles être disjointe de ces propos ? Et quel est le niveau de « preuves » nécessaire pour éviter les foudres des « antiracistes » et des tribunaux ?
Par exemple, un proviseur qui déclarerait que dans son établissement, la quasi totalité des délits ou atteintes au règlement sont le fait de telle catégorie d’élèves, commet-il un « préjugé raciste » ou répand-il un « cliché tenace » passible de condamnation pénale ? Et s’il ajoute alors à ses propos la liste des prénoms des élèves mis en cause, ce qui laisse augurer de leurs origines, il est blanchi de tous soupçons de racisme ?
Les accusations de « clichés » et de « préjugés » contre les participants à cette émission sont tout d’autant plus surprenantes qu’elles s’adressent à des experts qui sont supposés mieux connaître leur sujet qu’un quidam lançant un lieu commun au café du Commerce. Serait-ce paradoxalement une circonstance aggravante au tribunal ?
On remarque tout de même que les accusateurs et les juges, en qualifiant les propos de tel ou tel de « préjugés » sans chercher à démontrer si ces propos correspondent ou non à une réalité, commettent eux-mêmes, en quelque sorte, des « préjugés », c’est-à-dire qu’ils ne fondent pas leur accusation implicite que les propos incriminés sont erronés donc diffamatoires. Quel paradoxe !

Circonstances aggravantes d’« absence de précautions » et de « manque de nuance »

L’autre argument des accusateurs et des juges est l’« absence de précautions » de la part de l’animateur, ou de « nuances » dans les propos du démographe. Pour Yves Calvi, est-ce son rôle de prendre des « précautions » suite aux propos des participants ? Doit-il sortir de sa neutralité professionnelle en prenant le contre-pied des affirmations d’experts, ou en mettant en doute celles-ci ? Quant au fait qu’Yves-Marie Laulan manquerait de « nuances », là encore on peut se demander quel niveau de pondération serait exigé de sa part. Suffit-il de prendre quelques précautions oratoires pour éviter la condamnation, du genre : « certes, certains Roms sont parfaitement honnêtes et intégrés » ou faut-il en faire plus ? Où sont les limites qui séparent la condamnation d’une relaxe ?
Venons-en maintenant au motif légal de la condamnation : l’incitation ou la provocation à la haine contre une catégorie de personnes. La haine est un sentiment d’hostilité. Il est donc déjà quelque peu aléatoire d’introduire une telle notion dans un jugement pénal et civil. Mais ce n’est même pas le sentiment des personnes accusées qui est justiciable (et heureusement !), c’est le fait d’« inciter » autrui à avoir ce sentiment. C’est encore plus incertain à déterminer.

Condamnations basées sur des suppositions d’« instillation d’idées »

Sur ce point, dans le jugement, on dit que Yves-Marie Laulan « instille l’idée que » chaque Rom est « individuellement inassimilable ». On ne lui reproche donc pas d’avoir dit cela, mais de l’avoir « instillé » dans l’esprit des auditeurs. Cela me rappelle un jugement en juin 2004 à l’encontre de Brigitte Bardot, dont ses propos sur l’Aïd-el-Kebir n’ont pas été condamnés pour ce qu’ils disaient réellement, mais à qui on reprochait la chose suivante : « la présence musulmane sur le sol français ne peut que paraître indésirable au lecteur, inéluctablement conduit, de surcroît, par le récit complaisant et insoutenable de multiples scènes de violences, à rejeter les membres de la communauté musulmane par la haine et la violence ».
Donc peu importe, là encore, la réalité des faits rapportés par les prévenus. Ce qui est en cause, c’est le fait que ceux qui les écoutent ou les lisent soient assez influençables pour passer d’eux-mêmes des propos factuels à un sentiment d’hostilité. On glisse de la véritable incitation à la haine et à la violence, qui consisterait par exemple à appeler à des ratonnades, à quelque chose de bien plus subjectif et interprétatif : on reproche à un auteur un supposé sentiment ou une démarche mentale hypothétique non pas chez lui, mais chez ceux qui l’écoutent. En effet, rien ne prouve que quiconque s’est mis à détester ou violenter son voisin musulman suite à la lecture du livre de Brigitte Bardot, tout comme rien ne prouve que les propos de Yves-Marie Laulan ait amené des téléspectateurs à haïr les Roms. On ramène l’accusation à un véritable procès d’intention de manipuler autrui, sans même démontrer que cet autrui se laisse manipuler.
On voit donc, là encore, toute la subjectivité de tels jugements, et leur caractère de « préjugés ».

Tous coupables !

Avec de tels arguments, on pourrait condamner ou non à peu près n’importe qui.
Par exemple, quand un présentateur de journal télévisé affirme que « 60% des détenus [dans les prisons françaises] sont musulmans » (2). S’il est difficile d’appeler ça un « préjugé » vu que cette assertion est appuyée par un reportage et des citations d’experts, en revanche on pourrait dire que c’est une incitation à la haine envers les musulmans puisque ça « instillerait » chez les spectateurs l’idée que ceux-ci sont davantage portés vers la délinquance.
Si une féministe s’en prend aux multiples discriminations sexistes et harcèlements machistes dans les entreprises, faut-il en conclure que « par le récit complaisant et insoutenable de multiples scènes », ses lecteurs (et surtout ses lectrices) soient « inéluctablement conduits » à « rejeter » les hommes ? Quelle « nuance » devra-t-elle apporter pour ne pas se voir traîner devant la XVIIème chambre par un quelconque Mouvement de Libération des Hommes ?
La diffusion sur internet de la vidéo de l’agression raciste dans un bus parisien de nuit pourrait valoir à ses auteurs l’accusation d’« instiller » la haine à l’encontre des jeunes issus de l’immigration noire ou maghrébine. Inversement, évoquer des discriminations anti-arabes de la part de membres de telle ou telle communauté pourrait donner lieu à des interprétations qu’on incite là les gens à haïr cette communauté.
Et si des syndicalistes de gauche pensent et disent, sans « absence de précautions », que les patrons sont des exploiteurs et des profiteurs, doit-on leur reprocher de provoquer à la haine contre une catégorie de population ? Si des militants de droite dénoncent les crimes qu’ils attribuent au communisme, instillent-ils l’idée que tout membre du PCF serait insociable ?
Est-on homophobe quand on pointe des dérives du lobby homosexuel ? Un militant de la cause anti-alcoolique appelle-t-il à la haine et à la violence contre les habitants de telle ou telle région de France s’il dresse une cartographie des méfaits de l’alcool ? Un criminologue ne favorise-t-il pas la discrimination professionnelle envers les habitants de telle banlieue s’il dit que le taux de délinquance y est très supérieur à la moyenne nationale ?
Ainsi, même les défenseurs sincères de causes tout à fait légitimes, et même antiracistes, pourraient être paradoxalement accusés de racisme.
C’est du reste une accusation récurrente envers ceux qui critiquent l’islam, ou qui présentent des faits et des chiffres démontrant l’influence des textes fondateurs sur le comportement violent, sexiste ou raciste de certains de ses adeptes. Ils sont accusés d’« amalgames », de manque de « nuances », et de présenter « l’ensemble des musulmans » (pour reprendre une expression du Mrap dans son communiqué à l’encontre de Riposte Laïque) comme « un danger pour la démocratie et les droits de l’homme » (3), alors que ces accusés militent eux-mêmes pour ladite démocratie et lesdits droits de l’homme bafoués par l’islam.
On assiste donc à une menace sur la liberté d’expression, puisque des affirmations mêmes basées sur des démonstrations et des preuves peuvent être comprises très subjectivement comme condamnables par les tribunaux, du moment qu’elles visent des comportements majoritaires ou sur-représentés dans certaines catégories de populations. Le fait de dénoncer, ces comportements, ou même seulement de les énoncer, et quel que soit l’intention des auteurs, peut systématiquement être interprété comme susceptible de provoquer chez autrui un hypothétique sentiment de rejet ou d’hostilité.

Invitation à l’autocensure

Cela revient à mettre une muselière sur toute une série d’expertises sociologiques ou historiques ou autres, et à provoquer chez des spécialistes de ces sciences une autocensure permanente qui empêche leur recherche de la vérité et de solutions aux problèmes de société. Cela permet également de dénigrer l’exposé des conclusions de leurs travaux en les qualifiant de « préjugés » et de « clichés ». Nous avons vu ces méthodes à l’œuvre à l’encontre de Sylvain Gouguenheim ou d’Alain Gillot-Pétré, accusés de soi-disant extrémisme idéologique alors que leurs recherches mettent justement en défaut des lobbies idéologiques.
Je comprends mieux la prudence de certains débats télévisés, et notamment dans cette émission « C Dans l’Air ». D’un côté, des experts évitent de dire les choses telles qu’elles sont de peur d’être diabolisés ou mis en examen, et de l’autre, des idéologues peuvent en toute liberté asséner des contrevérités bien-pensantes. Dans les deux cas, cela revient à favoriser dans le même sens unique une doctrine officielle, parfois aux antipodes du ressenti ou de l’expérience des auditeurs, voire des faits réels rapportés par les reportages diffusés pendant les émissions.
Quelle que soit la sincérité des juges, le type de procès que vient de subir les participants de « C Dans l’Air » est une aubaine pour tous ceux qui ont intérêt à faire taire l’expression de vérités qui les dérangent. Tout comme le procès à l’encontre de Fanny Truchelut a permis aux militants de l’islam de qualifier l’accusée de « raciste », et d’étendre cette accusation à tout opposant au voile islamique ou aux « accommodements raisonnables ».
Cette dérive qui mène à l’autocensure est non seulement une menace pour la liberté d’expression et les recherches scientifiques, mais également pour ceux-là même qu’elle est censée protéger. En effet, comme nous l’avons du reste déjà démontré, les citoyens développent des stratégies de contournement pour ne pas être accusés de racisme et traînés en justice, afin de continuer à éviter les ennuis qu’ils prêtent à des catégories de population. Le non-dit et la censure sont les pires des solutions, car elles conduisent à essentialiser les comportements au lieu d’en chercher et d’en combattre les causes culturelles ou sociologiques.

Enterrement judiciaire de la manifestation de la vérité

Au lieu de traîner des participants de C Dans l’Air devant les tribunaux, n’aurait-il pas été plus judicieux de rechercher la vérité sur leurs affirmations, d’ailleurs rapportées par le jugement : « le taux de criminalité est nettement plus important chez les Roms », « ceux-ci constituent une menace sérieuse, du moins financièrement, pour la France », « il faudrait enlever les enfants à leurs parents » (sans doute parce qu’ils seraient mal éduqués ou exploités ?) , et « il n’y a pas pour eux de possibilité d’intégration crédible ». Soit chacune de ces affirmations est exacte (avec effectivement des nuances à préciser), et il s’agit alors d’un problème de société qu’il faut traiter au lieu de le nier, soit elle est inexacte, et alors il faut en apporter la contre-démonstration pour les réfuter et ainsi l’expliquer clairement aux Français. Tout au contraire, ce procès ne tranche nullement sur le fait que ces affirmations correspondent à la réalité ou non, et par conséquent, il ne fait qu’encourager l’idée qu’on veut faire taire une vérité partagée par de nombreux riverains de campements nomades.
A Lille, par exemple, la mairie a fort a faire depuis plusieurs mois à propos de campements de Roms. Les populations voisines des campements, ou des lieux où des projets d’installation sont en cours, manifestent régulièrement leur hostilité auprès des élus. Ceux-ci ne les écoutent pas et font semblant de rien. Non seulement ça ne règle pas le problème des gens du voyage, mais en plus ça peut encourager de fâcheux débordements violents de la part d’extrémistes comme on a pu en voir en Italie. La véritable incitation à la haine et à la violence n’est donc pas là où on le croit. Et si nous n’en sommes pas heureusement encore là en France, les non-dits et la judiciarisation des experts conduisent déjà à des comportements d’hostilité de la part de citoyens qui se sentent trahis par les politiques, les médias, et même les juges.
Il en est de même dans les entreprises, à propos des « accommodements raisonnables » exigés par certains musulmans. De peur qu’une future employée se mette à porter le voile islamique qui fera fuir les clients, ou qu’un manutentionnaire refuse un jour de transporter des bouteilles d’alcool, ou qu’un salarié exige des horaires de prière et des menus halal, que peut faire le patron ? Il ne peut évidemment pas poser des questions préventives sur la pratique religieuse et le risque d’excès futurs lors des entretiens d’embauche, puisque ça lui est interdit et ça le mènerait illico devant les tribunaux. Il ne peut licencier les employés dont la conduite religieuse nuit à son entreprise, puisqu’il serait également accusé par la Halde ou le Mrap qui le traîneront dans la boue et devant les juges. Il risque donc d’éviter tout ces tracas en écartant tout candidat musulman ou supposé tel par son patronyme, son origine ou son faciès. C’est également interdit par la loi, mais plus facile à faire et plus difficile à détecter que les questions illicites lors des entretiens ou un licenciement pour cause de pratique religieuse préjudiciable à l’entreprise et à ses acteurs.

Journalistes, préfets et étudiants provocateurs et incitateurs

A propos des Roms à Lille, je prends un article au hasard. Dans La Voix du Nord du 13 février 2009 on trouve le récit de l’évacuation d’un camp proche d’une résidence étudiante (4). L’article dit : « Les étudiants avaient dû faire appel à un service de gardiennage 24 heures sur 24, ainsi qu’à un service de navette pour pouvoir emmener les étudiants jusqu’au métro. D’après la préfecture, cette évacuation, menée en application d’une décision de justice rendue mercredi, « visait à restaurer le libre accès aux résidences étudiantes et à rétablir des conditions de sécurité normales ». »
A quand un procès visant le journaliste et le responsable de publication, ainsi que le préfet ? En effet, on pourrait très bien dire que ces propos « affirment, sans nuances ni preuves avancées, que le taux de criminalité est nettement plus important chez ces Roms » car la « sécurité » n’est, selon la préfecture, pas « normale » quand ils sont là, « que ceux-ci constituent une menace sérieuse » pour les étudiants à tel point qu’ils ont dû faire appel à « un gardiennage 24 heures sur 24 » et à « un service de navette ».
Je pourrais faire la même démonstration avec la plupart des articles de la presse locale sur ces campements roms à Lille. Qu’attendent le Mrap, la LDH et la Licra pour porter plainte contre les journalistes lillois et leurs patrons, contre les étudiants de la résidence Saint-Benoît, contre des responsables d’associations de quartier se plaignant de ce voisinage ou futur voisinage, contre des quidams interrogés sur le trottoir, etc. ? A 2000 euros de dommages et intérêts par tête de pipe (tarif des deux condamnés de C Dans l’Air), c’est le pactole assuré !
Et après ? L’un des derniers articles sur cette affaire est celui de Nord-Eclair, qui titre le 28 avril : « Les Roms partis, le quartier soulagé » (5). Effectivement, 27 personnes, dont 16 enfants ont été renvoyés en Roumanie le 22 avril. Ils quittaient un terrain qu’ils avaient occupé le 5 mars. Car entre-temps, Martine Aubry maire de Lille avait botté en touche, c’est-à-dire qu’elle a envoyé les Roms dans une commune de banlieue. D’autres étaient partis d’eux-mêmes, en échange d’une somme d’argent fournie par les services d’Eric Besson aux frais du contribuable. Il faut savoir que les Roms peuvent entrer librement en France, mais ne peuvent y séjourner que trois mois. Mais rien ne les empêche de revenir dès qu’ils seront arrivés en Roumanie, et d’alimenter de nouveau une émission « C Dans l’Air », des procès en « racisme » et des indignations de riverains. Et ainsi de suite, sans jamais régler aucun problème de fond.

Impasse de la politique de l’autruche

On peut faire le même constat à propos de l’islam, où depuis 20 ans les offensives militantes contre la République et la laïcité n’ont cessé, où l’on traîne dans la boue ou devant les tribunaux des « islamophobes » déclarés ou des gens qui refusent des « accommodements raisonnables », et où les politiques de tous bord ne veulent entendre que la parole officielle d’un islam « de paix et de tolérance » et d’un « métissage obligatoire » entre Marianne et Mahomet. Cette politique de l’autruche montre de plus en plus son inefficacité et même sa contre-productivité, en France et partout en Europe. Elle va à l’encontre de la liberté d’expression et du vivre-ensemble.
C’est une impasse et aucun procès contre des experts ou des citoyens qu’on semble vouloir faire taire n’y changera rien. Bien au contraire. Il suffit pour s’en convaincre de voir les réactions des internautes abonnés au Monde (qui ne peut être taxé d’extrême-droite !) à cette affaire de procès de participants à « C Dans l’Air » (5). Sur les quatre pages de commentaires, rares sont ceux qui approuvent la décision de justice. Tous les autres expriment une condamnation… des accusateurs et des condamnateurs. Démonstration par l’exemple, qui laisse penser qu’un jury représentant réellement le peuple français n’aurait jamais pris une telle décision, et que celle-ci choque majoritairement nos concitoyens au lieu de leur faire abandonner leurs « préjugés racistes » :

Abonnés du Monde en ligne : de dangereux « instillateurs d’idées »

« Une évidence m’est pas un « cliché tenace »ni un « amalgame » Décidément on ne peut plus rien dire en France… »
« Lorsque ma voiture a été dévalisée sur la parking d’un supermarché d’Avignon, au poste de police on m’a dit clairement : »pauvre monsieur, nous savons que ce sont des gens du voyage des environs, mais nous ne pouvons rien faire, et surtout pas le dire »… A-t-on jamais cherché à savoir avec quelles revenus payent-ils les caravanes et les voitures, très souvent tout neufs? Seuls les aveugles et les naifs peuvent croire à la fameuse « vente-des-paniers-d’osier ». A quand les statistiques ethniques?? »
« Certes… si les chiffres parlent d’eux-mêmes, pourquoi les cacher? A y être, pourquoi ne pas condamner Hubert Bonisseur de la Bathe, alias OSS117, pour propos antisémites et incitation à la haine raciale… l’humour est si insidieux et le politiquement correct nous pollue tellement!!! plus actuel, les chiffres de la délinquance en banlieue sont mauvais, les commerçants sont braqués quotidiennement mais qui dira que cette délinquance est fortement « typée » ? chut… tabou ! »
« 9 mendiant sur 10 à Paris sont des roms : c’est un crime de le dire ? Pauvre liberté d’expression, menacée par le totalitarisme d’associations qui « veulent bien faire » comme le MRAP. Ce n’est pas le fait de dire la vérité qui génère le racisme, mais le comportement même de la communauté rom. Au lieu de s’offusquer, les roms devraient se prendre en mains et transformer leur comportement. Leur image en sortira bonifiée, leur réputation grandement améliorée. »
« Si la LICRA avait un poulailler en zone de « nomadisation », elle changerait de discours! »
« La question de fond est peut-être: le mode de vie socio-économique des rom est-il encore compatible avec le type de société que nous avons construit? Comment peuvent-ils gagner honnêtement leur vie, s’instruire et se faire accepter d’une société sédentaire à culture rurale? Pour le moment, force est de constater que cela ne marche pas! Par contre, individuellement, il ont le même ratio de braves gens et d’asociaux que les autres! »
« Les habitants des banlieues et campagnes savent. Le politiquement correct a ses limites. Depuis 5 siècles dans toute l’Europe on ne naît pas anti rom, on le devient auprès des campements inatallés, disparus, renouvelés. Pas idiots, tous constatent. Le politiquement correct est imbécile et crispe encore plus ! »
« Un jour il sera interdit de dire que les Marseillais ont un accent… Au lieu d’interdire de parler, prouvez que le taux de criminalite est le meme que pour le reste de la population francaise. A mais non, suis-je bete ! Vous avez egalement interdit les statistiques ethniques (au contraire des USA par ex), donc pas de preuve. La justice doit se meler de justice, les sociologues et autres statisticiens etudier et eventuellement invalider les prejuges. Alors seulement, ces prejuges tomberont. »
« « C dans l’air », seul moment de télé que je me donne conserve toute mon estime. Quant aux Roms, certains d’entre eux, dans ma région, fournissent trop de raisons de forte occupation aux forces de police et magistrats. La presse locale, bien éduquée, parle de « Roumains ». Bien trop souvent. Si évoquer des faits avérés relève de la haine raciste, j’invite les « défenseurs »: 1- à visiter la Roumanie, 2- à définir la nature objective du racisme, 3- à accorder une même écoute aux victimes des vols. »
« Halde, pardon, halte à la liberté d’expression ! »
« Avec de telles condamnations, il devient impossible d’organiser un débat. Pourquoi condamner la chaîne (son PDG) pour des propos tenus en direct ? C’est totalement stupide. Quant au MRAP, Licra et ligue des droits de l’homme, il y a longtemps que ces associations ont oublié leur engagement initial pour se consacrer de manière exclusive à la propagande de l’extrème gauche. »
« A force de tout stériliser, on ne pourra effectivement plus dire que les Marseillais ont un accent. Le refus « républicain » des statistiques ethniques permet de garder l’illusion d’une France terre d’intégration, satisfait tous les bords politiques, et enfonce un peu plus toute une majorité de la population (Immigrée ou non) dans la désepérance en la république et de ses perspectives d’avenir. On creuse le lit des extrèmes, et on s’étonne ensuite. »
« Que deviendra ce jugement dans l’hypothèse où des statistiques ethniques valideraient les propos ayant fait l’objet d’une condamnation? »
« Au vu de cet extrait, j’ai l’impression que le tribunal a fait dire à Y-M Laulan une chose complètement différente de ce qu’il dit, à savoir qu’on ne réglera pas le problème de l’intégration des Roms en déstructurant leurs familles, ce que sont tentés de faire les services sociaux et la justice… Mais n’étant pas juge, je dois me tromper. »
« Rappel à l’ordre sur les sujets et les propos tenus dans des émissions en direct: le pouvoir contrôle. Même si je ne suis pas d’accord avec le message transmis lors de cette émission, il est anormal de vouloir contrôler l’information et les opinions de chacun. »
« Désolé, mais quand on écoute le détail de ce qui a été dit dans cette émission, on y a appelé un chat un chat. Il semble donc impossible de dire certaines choses, réelles, quand elles mettent en cause la culture d’une minorité : critiquer un musulman, c’est insulter l’islam, le pape, attaquer la religion, un juif, être antisémite, un arabe, être raciste. Moi, je supporte très mal le comportement de bien des êtres humains. Suis-je donc misanthrope ? Je pense le contraire… »
« Que devient la libre parole garantie par les droits de l’homme Le nomadisme parait difficilement compatible avec le monde moderne et entraine de ce fait la marginalisation et ils ont un mot pour designer les non roms afin de s’en distinguer Le pb des roms est d’abord leur statut ds leur pays d’origine et c’est là qu’il faut denoncer le racisme de ces Etats »
« Constat de témoin acteur: ce groupe entretient et protège jalousement sa particularité et son étanchéité vs le reste de la population; pour cela les juges en font une race à part: ils se trompent. Par ailleurs, les démêlés avec police et justice y paraissent particulièrement + fréquents qu’ailleurs; c’est le sentiment qui domine en l’absence de toute stat, interdite. Enfin Cdansl’r est le seul média télé à poser bien et courageusement les pbs qu’il traite. A quand l’interdiction par les juges? »
« Allez dans les prisons, elles signalent et situent où se trouve la délinquance. »

Un commerce « antiraciste » qui ne connaît pas la crise

Le Mrap, la Licra et la LDH vont-elle porter plainte contre Le Monde pour avoir publié certains de ces commentaires, et vont-ils réclamer à chaque auteur 2000 euros de dommages et intérêts ?
Roger Heurtebise
(1) les-amalgames-de-c-dans-l-air-condamnes
(2) http://www.youtube.com/watch?v=PjD6fAbveGw
(3) http://www.mrap.fr/communiques/RiposteLaique
(4) lille-eacute-vacuation-d-un-camp-de-roms.shtml
(5) les-roms-partis-le-quartier-soulage.shtml
(6) roms-les-amalgames-de-c-dans-l-air-condamnes_1190309_3236.html

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