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Zelensky : sa cour se fissure et son armée se désagrège

Entre les critiques des uns, les révélations et démissions des autres, la course pour le pouvoir est engagée. Qui remplacera le clown tragique de Kiev pour sauver ce qui peut l’être encore de l’Ukraine ? Au prix de quels reniements ? Au prix de quels retournements de vestes ? Au prix de combien de trahisons ?

Ces interrogations valent aussi pour les chaînes françaises de désinformation continue, qui chantent les louanges de Zelensky le Magnifique, dans un concours de culte de la personnalité dont elles devraient avoir honte.

Les Ukrainiens reculent lentement au prix de pertes effroyables

Les journaleux-propagandistes de l’OTAN qui annonçaient la défaite des Russes inéluctable avant la fin de 2022 ont ravalé leur morgue et leur morve.

Les armées invincibles de Kiev ont de plus en plus de mal à tenir leurs positions. Et l’aide insensée des démocratures de l’OTAN, cobelligérants masqués sans avoir consulté leur représentation nationale, pourrait s’amenuiser. Malgré la multiplication des effets d’annonce parce que les arsenaux sont vides.

Les Ricains et les Boches hésitent à envoyer à la baston leurs chars lourds Abrams et Léopard. Pour le moment indisponibles. Malgré la pression du complexe militaro-industriel qui veut continuer à se goinfrer. Tandis que le T 14 Armata russe enfin opérationnel s’apprêterait à faire ses preuves.

Les Russes ont pu être surpris à l’automne par un déluge de fer et de feu, et contraints à des replis stratégiques, leurs ennemis ne ménageant ni leurs canons ni leurs munitions, assurés qu’ils étaient que l’intendance suivrait toujours. Et remplacerait la casse et l’usure indéfiniment. Il suffisait que le Zygomyr aboie pour que les 30 pays vassaux des USA lui obéissent au doigt et à l’œil.

À l’œil c’est l’expression qui convient le mieux puisque tout était cadeau. Payé du sang des Ukrainiens, embrigadés de force ou manipulés par une propagande « à la soviétique ». Mais pour l’histrion en T-shirt crasseux qui n’a jamais fait son service militaire, bien planqué dans son bunker, quelle importance ?

Quand la rupture de stocks survint, la guerre prit un autre tournant. Aujourd’hui, les Étasuniens en sont réduits (sous la menace de quelles rétorsions ?) à aller confisquer en Israël les munitions fournies à l’État hébreu. Pour les livrer, franco et de port et d’emballage, au petit clown de Kiev.

Les profiteurs du régime commencent à avoir les foies

Et si les Russes l’emportaient ? Et si les va-t-en guerre étaient réticents à envenimer le conflit, craignant en Europe l’escalade annoncée par Vlad ? Et si les Ukrainiens les plus lucides se rebellaient contre ceux qui les envoient se faire massacrer pour rien ? Et si les complices du Zygomyr devaient rendre des comptes, une fois que le nabot arrogant se balancera au bout d’une corde ?

Les défections et assassinats se multiplient dans l’entourage d’Ubu roi

Un important conseiller politique du Zygomyr, Oleksiy Arestovych, chargé de la gestion de crises, démissionne après avoir laissé entendre que le « missile russe » ayant tué 44 personnes à Dnipro était probablement un tir ukrainien.

Involontaire ou pas ? On sait que les militaires ukrainiens sont peu et mal formés, à la va-vite. Mais le Zygomyr et ses séides nous ont habitués à tant d’odieuses mises en scène macabres, avec faux carnages, faux charniers, et faux témoins à l’ubiquité surnaturelle, que toutes les hypothèses sont envisageables.

D’autres conseillers et attachés de cabinet, de la présidence ou des ministères, moins connus mais pas moins toxiques, ont filé à l’étranger. Soi-disant pour mettre leurs familles à l’abri des drones et des missiles qui pilonnent leur pays. Mais pas pressés de rentrer au bercail, ils ont égaré leur ticket retour.

Dans la catégorie des bavures commises par les militaires du Zygomyr, on peut ajouter l’hélico-cadeau Super Puma EC-225 (qualité Airbus Helicopters) abattu le 16 janvier, tuant une quinzaine de personnes dont une cible de choix : Denys Monastyrsky, ministre de l’Intérieur du Zygomyr.

Cet avocat aux dents longues et aux dossiers bien documentés avait eu la peau de son prédécesseur, l’oligarque Arsen Avakov, qu’on disait indéboulonnable… Contraint de prendre des vacances après que des « fuites » avaient révélé ses accointances avec des groupes de tueurs à gages néo-nazis.

Prochain sur la liste noire, Illia Kiva ? Ce député élu en 2019 travaillait avec Arsen Avakov. En exil depuis qu’un contrat a été mis sur sa tête en 2022. Il a commis le crime de lèse-majesté en déclarant : « Zelensky est un toxico qui a depuis longtemps perdu le contact avec la réalité et vit dans un nuage de cocaïne. » Les dossiers de Kiva, très convoités, inquiètent quelques hiérarques.

Un général français de l’armée de l’Air qui ne vole pas bien haut

On comprend que Monastyrsky n’avait pas que des amis. D’autant qu’il trouvait le Zygomyr « un peu fatigué » et disait se tenir en réserve. Au cas où…

Mais j’ai été stupéfait en entendant, sur une chaîne de désinformation, un général de l’armée de l’Air française expliquer doctement que ce crash ne pouvait être qu’un accident. À cause de la météo exécrable et, au cas improbable d’un « tir ami », en raison de l’impossibilité à identifier clairement un aéronef en vol.

Le matos électronique redondant permettant de voler en toute sécurité en l’absence de visibilité, et le transpondeur codé pour identification sûre, ce général de plateau télé semblait ne pas les connaître. Encore un aviateur de bureaux comme nos amiraux de mares aux canards qui ne savaient pas nager.

Peut-être le journaleux « spécialiste » (à la télé ils sont tous spécialistes en tout !) dit-il la vérité en affirmant que l’engin volait trop bas pour tenter de se rattraper en autorotation. Mais alors qu’est-ce qu’il foutait au-dessus de la ligne de front ? Et non pas à côté de Kiev comme annoncé d’abord par les merdias ?

« Le but de ce vol était d’aller vers un des points chauds où se déroulent les combats » a reconnu le chef de cabinet du Zygomyr. Dont acte… En toute hypothèse, moins naïfs que notre brave général, ou pas encore sermonnés dans le bon sens, les services de sécurité ukrainiens ont indiqué suivre toutes les pistes, y compris une « action délibérée de destruction ». Bel euphémisme.

Le nain mal rasé a affiché une peine indicible. Accusant les Ruskofs comme d’habitude pour masquer l’impéritie de ses troupes. Tandis que le sénile de Washington « pleure les morts de cette tragédie ». Quant aux Macronescu, ils y sont allés de leurs larmes de crocodiles. Il ne faut pas froisser ceux qui leur accorderont l’asile politique quand les Français les auront congédiés.

Le service funèbre sera-t-il religieux ?

Il faudrait d’abord se réconcilier avec l’Église orthodoxe d’Ukraine persécutée depuis des mois par le SBU (sbires du Zygomyr).

Malgré le silence imposé aux médias français, l’info commence à sortir : des représentants du Comité des droits de l’homme de l’ONU avaient déjà appelé diplomatiquement l’État ukrainien à « protéger » l’Église orthodoxe ukrainienne contre les actes de violences perpétrés à son encontre.

« Le Comité est préoccupé par les rapports de violence, intimidation et actes de vandalisme sur des lieux de cultes, en relation avec le processus du transfert des églises et des communautés religieuses de l’Église orthodoxe. »

Le 17 janvier 2023, s’adressant au Conseil de sécurité, Ilze Brands Kehris, sous-secrétaire générale des Nations Unies aux droits de l’homme, s’est dite préoccupée par les restrictions à la liberté de religion en Ukraine et aux libertés publiques en général dans ce pays. Que ces choses-là sont dites avec délicatesse pour ne pas dénoncer clairement les oligarques criminels et leur pantin.

Le thème de la réunion d’information sur les exactions du Zygomyr (pour une fois accusé et non plus victime pleurnicharde, ça doit le changer !) figurait à l’ordre du jour qui avait été demandé par le représentant permanent de la Russie au Conseil de sécurité, l’ambassadeur Vasily Nebenzia.

Fournissant de plus amples informations au Conseil après sa réunion du 13 janvier, au cours de laquelle il avait présenté des preuves selon lesquelles le Zygomyr s’acharnait à détruire l’Église orthodoxe ukrainienne, canoniquement liée au Patriarcat de Moscou, mais politiquement indépendante.

L’arroseur arrosé

Avec l’impudence qui le caractérise, depuis qu’il croit avoir le reste du monde à sa dévotion, alors qu’il n’est que le larbin zélé de l’Eurocrature et de l’OTAN, le Zygomyr avait osé exiger que la Russie soit exclue de l’ONU et de toutes les organisations internationales.

L’ONU a observé que si les tensions entre les communautés orthodoxes en Ukraine sont anciennes, elles se sont détériorées depuis la guerre avec la Russie. Sans en évoquer les raisons : violation des accords de Minsk et massacres de   15 000 civils au Donbass. Sujets tabous.

La responsable de l’ONU a quand même qualifié les perquisitions brutales des services de sécurité ukrainiens dans les lieux de culte de l’Église orthodoxe ukrainienne de « développements inquiétants ». Au moins trois membres du clergé font maintenant face à des accusations criminelles, notamment pour trahison et espionnage. Au secours, Staline est de retour !

Madame Brands Kehris, bien que Lettone, partage les préoccupations du Bureau des droits de l’homme selon lesquelles deux projets de loi récemment déposés au Parlement ukrainien sont destinés à porter atteinte au droit à la liberté de religion et de conviction, tel qu’énoncé à l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Si le régime du Zygomyr pourrit de l’intérieur, le sentiment religieux fort des Ukrainiens, qui ont toujours vu dans les popes un rempart contre les abus des féodaux, des nazis, des bolcheviks et des tyranneaux locaux, pourrait aider à déstabiliser le clown de Kiev.

Le crime politique est devenu une tradition ukrainienne

Les propagandistes otanesques font des gorges chaudes lorsqu’un hiérarque décède dans l’entourage de Poutine. Maladie ? Accident ? Suicide ? Règlement de comptes ? Tout est possible. Mais lorsque ce sont des proches du Zygomyr qui disparaissent, il est interdit de douter de la lénifiante version officielle.

Pourtant, avant que le bloc anti-russe découvre il y a un an tous les mérites du Zygomyr, son régime était tenu pour une pétaudière de corrompus et de truands de la pire espèce. Que les Ricains n’étaient pas les derniers à fustiger même s’ils payaient pour retarder le naufrage de ce pays en train de couler. Dont ils comptaient faire un avant-poste armé contre la Russie, en terre slave.

Parmi les morts les plus suspectes que les grands médias français ont eu ordre de taire, sinon fini les subventions :

L’ancien président du gouvernement de la région de Kharkov, Alexey Kolesnik, suicidé par pendaison. La légiste qui investiguait s’est noyée dans son bain.

– Stanislav Melnik, député d’opposition, suicidé par arme à feu ;

– Le maire de Melitopol, Sergey Valter, pendu juste avant son arrestation par le SBU ;

– Alexander Bordiuga, directeur de la police de Melitopol, retrouvé mort asphyxié dans son garage ;

– Alexander Peklushenko, ancien député ukrainien et ancien maire de Zaporizhi, suicidé par balles. Au pluriel…

– Mikhail Chechetov, ancien député, opposant au gouvernement, « tombé » par la fenêtre de son appartement situé au 17e étage d’un immeuble de la capitale ;

– Sergey Melnichuk, procureur de 32 ans, qu’on disait incorruptible, « tombé » de la fenêtre de son appartement situé au 9e étage d’un immeuble d’Odessa.

Ce n’est que le début d’une liste de 350 noms d’opposants ou de personnalités gênantes, suicidés ou accidentés, soit 50 par an, entre 2015 après le coup d’État, et 2022 avant l’opération spéciale.

L’Ukraine était une dictature mafieuse avant le Zygomyr. Avec lui, la situation a empiré, la guerre recouvrant tous les crimes crapuleux à connotation politique. Rackets et guerres des gangs inclus.

Christian Navis

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