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Zemmour-Bensoussan-Finkielkraut : racisme contre les juifs patriotes

Zemmour est juif : « Français juif », dit-il dans Destin français. Ce qui déplaît à d’innombrables haineux invités dans tous les media à distiller leur fiel, c’est l’alliance des deux mots : Français et juif, d’abord le nom, ensuite l’adjectif. Eux, ils sont musulmans ou islamistes ou gauchistes et fiers de l’être. La dernière manifestation de haine à l’encontre de Zemmour vient d’une demoiselle, formée sans doute par l’École de la République, dont le prénom islamique a trois fois plus de syllabes et quatre fois plus de lettres que le patronyme : Zemmour, selon elle, serait une insulte à la France, comme l’étaient déjà dans les années 1940 Proust, Némirowsky, Bruller, Blum, Mandel. Elle exige, au nom de son Allah, que ce Français juif ne soit plus invité dans quelque media que ce soit : heraus, ouste, bara, out. Plus jamais ce Français juif à la télévision ou à la radio, ce à quoi ont répondu quelques humoristes que c’était déjà le cas sur les chaînes (celles des esclaves) du prétendu service supposé public ! C’est du racisme primaire exprimé sans gêne, ni crainte, avec bonne conscience et la certitude d’une impunité totale. Plus de deux cent mille abrutis (200 000) auraient signé (selon L’Immonde) la pétition que la demoiselle Sy a lancée sur les réseaux sociaux et tous les faiseurs d’opinion et autres autorisés de la parole des media mainstream ont approuvé ses exigences racistes. La Sauce raciste ne moufte pas mot, non plus que la LDH et toutes les assoces prétendument antiracistes qui vivent en parasites de luxe aux dépens des Français.

Si seul Zemmour était la cible de ces racistes, on pourrait attribuer leur fureur à quelque mauvaise humeur passagère due à la fin de l’été ou aux chaleurs torrides de septembre. Non, Zemmour est le énième de la liste des proscrits et la liste n’est pas close. Depuis vingt ans ou plus, il n’est pas d’écrivain ou d’auteur ou d’intellectuel juif qui ne soit injurié, non à cause de ce qu’il écrit ou dit, mais parce qu’il est et que son seul crime est de s’exprimer. Au XXIe siècle, Bensoussan et les co-auteurs des Territoires perdus ont été les premiers à subir la fureur raciste des musulmans alliés aux islamo-gauchistes ; puis, ce fut le tour de l’historien Sylvain Gouguenheim, dont la seule tache était son nom à consonance juive, de Finkielkraut, d’Élisabeth Lévy, tous menacés, haïs, injuriés. À tous ont été intentés des procès, soit devant la « Justice », soit devant le tribunal de l’Opinion. Non seulement les juifs vivant dans les innombrables quartiers islamisés de France sont contraints de se réfugier ailleurs, soit en Israël, soit dans des quartiers sans musulmans, mais encore il est fait interdiction à ceux d’entre eux qui ont une opinion de l’exprimer.

La France peut-elle tomber plus bas ? Bien sûr. Déjà, entre 1940 et 1944, les écrivains portant un nom juif ont été effacés des catalogues d’édition et plus aucun auteur juif n’a été publié en France, que ce soit dans la zone occupée ou dans la zone dite libre. L’Histoire se répète, et tous les puissants approuvent ce ressassement, comme soixante-quinze ans plus tôt ils approuvaient l’ostracisme qui frappait les Français juifs et même leur élimination physique. Ce qui est aujourd’hui en marche, ce n’est pas la République, mais la lente disparition de France d’un grand nombre d’individus à qui il est reproché d’être d’une race maudite – maudite d’Allah bien sûr.

Etienne Dolet