Zemmour et les prénoms dans la série : c’était mieux avant

Publié le 22 septembre 2018 - par - 50 commentaires - 1 356 vues
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J’ai terminé mes études secondaires (le BAC) en juin 1965. Dans ma section “latin-mathématiques”, nous n’avions de temps que pour les “matières sérieuses”. On ne parlait pas d’éducation sexuelle et “biologie”, c’était tellement secondaire que nous n’avons évoqué la reproduction que de l’amphioxus et de la mouche à vinaigre, rien sur la reproduction des humains, alors que certaines condisciples prenaient déjà la pilule. Avec un ami d’enfance, nous avions décidé de nous marier en décembre et donc nous sommes allés consulter un médecin gynécologue pour lui demander “comment ça marche”.

-“Voulez-vous des enfants”

-“Oui mais pas tout de suite”

-“Alors voilà : ça, ce sont les jours fertiles où on doit faire attention et ça, ce sont les jours où on ne doit pas faire attention. L’important, c’est de faire des enfants en étant conscients de la responsabilité que vous prenez en obligeant une personne à naître et à affronter toute une vie. Il est donc important que vous vous prépariez une bonne santé, pour que vous puissiez donner le plus de chances à votre futur enfant. Vous vous souvenez des drames de la thalidomide. Raison pour laquelle je vous déconseille de prendre la pilule car nous n’avons pas assez de recul pour en évaluer les conséquences sur les grossesses. Quand vous aurez les enfants que vous désirez, vous pourrez prendre la pilule ou autre chose, ou même vous faire stériliser, cela ne concernera plus que vous et sans risque de mettre en péril la santé de vos enfants.”

Quelques années plus tard, quand nous avons décidé d’avoir notre premier enfant, nous sommes retournés chez ce médecin pour nous préparer le plus consciencieusement possible. Le médecin nous a dit “alimentation équilibrée, repos avec au moins 8 heures de sommeil par nuit, pas une cigarette, pas même un verre de vin, pas de drogues, pas de médicaments, rien que du pur-nature…”

Nous avons acheté les livres genre Laurence Pernoud “J’attends un enfant”, “J’élève mon enfant”, le Docteur Spock et « Un prénom pour la vie, choix, rôle, influence du prénom » de Pierre Le Rouzic, car un prénom, c’est une histoire, c’est un choix lourd de conséquences… Un prénom se choisit et se donne en connaissance de cause, comme un souhait, une profession de foi pour la vie.

On préparait un prénom masculin et un féminin car l’échographie n’existait pas et le sexe du bébé était la surprise totale.

Le médecin m’a envoyée chez la physiothérapeute qui était spécialisée en gymnastique prénatale et préparation à l’accouchement, toujours dans l’optique de faire le maximum pour la santé du futur bébé. À l’époque, il n’existait pas de techniques “modernes”, on appelait cela “accouchement sans douleur”, la gym n’enlevait aucune douleur mais enseignait à la maîtriser. Bref, là aussi, “pur-nature”. Après l’accouchement, on passait une semaine à la maternité avec tous les soins pour la mère et l’enfant et le dosage des visites pour garantir le repos. Au retour à la maison, l’infirmière visiteuse, le pédiatre, la gymnastique post-natale et les visites chez le gynécologue assuraient l’accompagnement.

Alors, actuellement, quand on lance des campagnes pour informer les femmes enceintes que l’absorption d’alcool peut être dangereuse pour le fœtus… je me demande comment il se fait qu’on puisse encore ignorer aujourd’hui ce que nous savions déjà il y a 50 ans ? Et surtout, que la responsabilité des parents concerne la santé d’une personne à naître.

Les prénoms ? Nous étions passionnés d’Histoire et d’art, surtout roman, alors l’étymologie et l’origine des prénoms, ainsi que les histoires des saints, nous intéressèrent d’autant plus que, n’ayant pas la télévision, nous disposions de tout notre temps pour éplucher les 6 tomes de « L’iconographie de l’art chrétien », de Louis Réau, avec exercices pratiques dans la cathédrale et les églises romanes de Tournai où nous habitions.

Dans les années 60, de nombreux jeunes faisaient le pèlerinage en Inde et après, on a eu une vague de prénoms indiens.

Ensuite, avec les séries télévisées genre Dallas ce furent les prénoms à l’américaine, et encore plus étonnants… Un des personnages s’appelait John Ross Ewing, mais on l’appelait J.R. qui se prononçait Jiar… et des enfants ont été baptisés Jiar…

À l’époque, de nombreux enfants ont hérité leur prénom bizarre des romans-photos à la mode… Les enfants des voisins s’appellent Dwight, Norwena, Kaila et Yuma, comme dans le film « trois heures dix pour Yuma »…

Bref, la signification et le message contenus dans les prénoms de notre calendrier se sont lentement perdus, pendant qu’arrivait aussi la vague arabo-islamique.

Il y a un truc que je ne m’explique pas. “Avant”, la couleur des filles était le bleu, qui est la couleur de Vénus mais aussi de la Vierge Marie, et le rouge était attribué aux garçons car couleur du dieu Mars mais aussi de Jésus, de l’amour divin et du Sacré-Cœur.

Pour quelle raison a-t-on inversé ces couleurs ? Pour nous préparer à la confusion des sexes ? Comment les sexes vont-ils évoluer ?

Les “perturbateurs endocriniens” vont-ils chambouler la race humaine au point que “mâle”, “femelle”, “hermaphrodite”, “transgenre”, “homosexuel”, etc. deviennent un méli-mélo tout à fait “cool” où tout et n’importe quoi sera “normal” ? Les mutations génétiques sont irréversibles. Cela résoudra la question des couleurs, puisque le drapeau arc-en-ciel des homosexuels est aussi celui de la paix. Quand il n’y aura plus ni Blancs ni Noirs, ni hommes ni femmes et que tout le monde sera tout et rien à la fois, ce sera le meilleur des mondes, mais seulement pour un certain temps car, pour se reproduire, il faudra quand même des mâles et des femelles. La sélection naturelle remettra de l’ordre puisque le troisième sexe ne pourra pas se reproduire, ce qui résoudra le problème de la surpopulation de notre planète.

C’était mieux avant ? C’était surtout beaucoup moins compliqué !

Pour en revenir à Zemmour : choisir un prénom de notre calendrier est une affirmation de notre culture mais c’est aussi un acte patriotique de résistance « profonde ». « Tout achat est un vote » ? Semblablement, chaque prénom est aussi un vote, de la part des autochtones mais aussi des allochtones…

Anne Lauwaert

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50 réponses à “Zemmour et les prénoms dans la série : c’était mieux avant”

  1. Nadia dit :

    La levée de l’interdiction de donner un prénom hors du pot commun en 1993 fut préparée de longue date, avec par ex la médiatisation d’une famille bretonne ayant préféré perdre les allocations plutôt que de donner à ses enfants un prénom « français ». Cet acte raciste et anti-national a été présenté comme héroïque. Les niais et les crédules pensent qu’ils sont maintenant « libres » de choisir un prénom, alors que cette « liberté » permet surtout aux allogènes de donner des prénoms tribaux.

  2. Marie dit :

    Chère Anne, je partage votre opinion, d’autant plus volontiers que j’ai passé mon bac « philo lettres » en 1952, aux (pas si) beaux jours de mes 15 ans. C’est tout dire! Mon prénom -Marie- est le fleuron de la culture chrétienne. Mais je comprends mal que la prénom Hapsatou soit ainsi mis en exergue et fustigé par Eric Semour. Après tout, cette jeune femme ne l’a pas choisi, mais/et elle peut y être attachée par des références affectueuses à son enfance, ses parents ou toute chose abandonnée. Non?

  3. DUFAITREZ dit :

    Article émouvant pour ceux qui n’ont pas connu la « divine » pilule dans leur jeunesse !
    « Frein à la consommation »… mais Conscience de l’Acte….
    Maintenant ? Amour Kleenex, j’te prends, j’te jette !
    La Cigogne a disparu. Eprouvette pour toutes, location de ventre pour tous.
    Enfants sans Pères ni Mères…
    Quand cette putain d’Humanité va-t-elle disparaitre ?

  4. Colombo dit :

    Le constat européen est que les musulmans sont en nombre suffisant pour déstabiliser le vivre ensemble !
    La contrariété apparaît depuis la prolifération des prénoms islamiques (comme Mohammed en GB) !
    Il y a quelques années la mode influençait le choix des prénoms (Johnny, Mégane, Steve, Sarah,…).
    Aujourd’hui le défit en Europe de l’ouest est identitaire ! Le prénom est un marqueur pour différencier les communautés, là où les groupes ethniques remplacent la nation !
    Partitions en vue !

  5. Anne Schubert dit :

    Excellent, comme toujours, Madame Lauwaert, j’ignorais ! N’empêche que les mecs qui portent sur les épaules leur pull en cashmere rose me sont toujours aussi révulsifs :-)

  6. La générale bohl dit :

    Cette querelle des prénoms est complètement débile, au risque de me répéter. Les Marthaelle, Sullivan, Enzo, Melina, Fiona, Kévin sont Français comme vous et moi.

    • Fifi dit :

      Les prénoms que vous donnez, sont des prénoms dont on sait tous qu’ils sonnent français ou du moins occidentaux, il ne faut pas tout mélanger.

    • Jill. dit :

      Ce sont les prénoms africains et musulmans qui
      dérogent ;après ils se plaignent d’être discriminés.
      Pour ma part, jamais je n’embaucherais un islamique… L’islam dans une entreprise, c’est le
      loup dans la bergerie.

    • Geralt de Riv dit :

      Oui, mais pas les mohamerde les mamadadou et autre borborygmes

  7. patphil dit :

    c’est vrai que les bobos compliquent tout!
    qu’ils nous foutent la paix (mais pas éternelle comme celle des musulmans)

  8. Anne Lauwaert dit :

    alors la princesse Grace a changé notre tradition des garçons en rouge et des filles en bleu? mais pour quelle raison? avait-elle des relations avec une secte? ou bien était-ce dejà l’idee de tout chambouler?
    Quelqu’un a-t-il des informations à ce sujet?

  9. Olivia dit :

    Je signale une pétition, à l’initiative de Boulevard Voltaire : « soutien à Eric Zemmour, pour la liberté d’expression » – Il y en a une aussi sur Mes.Opinions.com – C’est URGENT : patriotes mobilisez-vous car la pétition pour Sy a déjà recueilli des milliers de signatures !!!!

  10. Josie dit :

    ? On n’a pas vu la même chose, à la même époque Mme Lauwaert. Le prénom était en général celui du calendrier, mais on suivait la mode. Annees 60: Corinne, Martine, Sylvie, Véronique, Valerie, Christine, etc..et chez les garçons, Éric, Philippe, Jean quelque chose (prénoms composés)etc. Pas de prénoms exotiques. Par contre pour accoucher c’était l’usine, à la maternité Port Royal à Paris par exemple, et en cas de forceps ou de césarienne c’était folklo. L’obstétrique a fait des progres après.

    • Fifi dit :

      Oui, il n’y avait pas de prénoms « bizarres » à l’époque, les parents suivaient les modes, il y avait aussi beaucoup de Nathalie et de Magalie.
      Bien que j’ai entendu à l’époque, un ou deux prénom pas commun, en tout, pour garçons, donc très rare, ce qui prouvait que les parents donnaient toujours les mêmes prénoms..

  11. voronine dit :

    Le plus souvent, un prénom en dit plus sur une personne que son patronyme . La différence est grande entre Jean Charles et Kevin …ou entre Marie Emilie et Brenda !

    • Fifi dit :

      Oui, car les prénoms en disent beaucoup aussi sur l’origine sociale.

      Il y a aussi des parents qui choisissent des prénoms en fonction de personnalités célèbres qui ont marqué le moment, toujours positivement selon eux.

  12. voronine dit :

    Je rejoins totalement les déclarations de ZEMMOUR . Enfant, dans les années 40/50 je vivais dans un quartier populaire de province, ou , à l’école environ 30% de la population était d’origine immigrée : polonais, ukrainiens, russes, espagnols, italiens, yougoslaves , portugais….Tous portaient des prénoms français, ce qui n’empèchait pas dans le cadre familial, l’usage de diminutifs du pays d’origine, ni l’usage de la langue maternelle autour de la table familiale .

    • Million dit :

      Même au Sénégal mon 1er séjour de 6 mois après grave accident chez ma soeur et bof,ils avaient un salon de coiffure et un cabanon à l’île d’N’Gor. Le village noir en face « des lébous », une vingtaine de jeunes noirs venaient au cabanon, on allait a la pêche, les 3/4 avaient des prénoms français, et j’ai même appris le youlof leur langue,mon bof depuis son armée y vivait 30 ans le parlait couremment. J’y retournais chaque année, jamais eu de problèmes. Mittérrand a inventé : diviser pour !!!!!

  13. Conophobique dit :

    D’abord, pourquoi existe-il une couleur pour les filles et une pour les garçons? C’est d’une connerie!

    • Geralt de Riv dit :

      Et une couleur pour les cocus, une pour les taureaux, une pour la vierge, une pour le deuil, une pour le mariage.. Crétin

      • Conophobique dit :

        Et pourquoi alors? Tu t’es posé la question? Même pas! Le deuil ok, mais le reste? C’est qui le crétin? Ça sert à quoi que tu sois abruti? À répondre des conneries sans réfléchir en ayant l’insulte comme suprême argument seulement?

  14. Joël dit :

    Rappelez-vous qu’une écolo a appelé sa fille Térébenthine. Pourquoi pas margarine tant qu’on y est.

  15. -Mia Vossen dit :

    Et moi, j’ai longtemps cru que les « sixties » allaient nous apporter liberté, sexualité décomplexée… le contraire s’est produit! L’être humain est rarement capable d’être heureux et je suggère la lecture d’un livre très instructif: « We are our brains » de Dick Swaab (traduit en chinois mais non en français)

  16. Fifi dit :

    (suite) et aussi par rapport au fait que ce prénom va suivre toute la vie de leur enfant.

  17. Fifi dit :

    « Quand il n’y aura plus ni Blancs ni Noirs, ni hommes ni femmes et que tout le monde sera tout et rien à la fois, ce sera le meilleur des mondes »
    Ca doit être le rêve des « progressistes »/ genre « communistes » qui recherchent l’uniformisation des êtres humains, qu’il n’y ait plus aucune différence, alors que la réalité, c’est très différent.
    Et dès le début de la vie, avec le choix du prénom de l’enfant, c’est déjà une identité bien spécifique que lui donnent ses parents par rapport à la leur

  18. bitemol dit :

    Les slips, à l’armée : jaune devant, marron derrière!

  19. jan le Connaissant dit :

    tenez, chère Anne, vous qui aimez Aldo Stérone, voici son excellente vidéo sur l’affaire Zemmour –  » Corinne  » et les prénoms
    Ca explique bien les notions d’ intégration et d’assimilation, et leurs différences

    • Anne Lauwaert dit :

      merci, j’avais dejà écouté – tout à fait d’accord – moi je m’appelle Anne dans un contexte francophone et Anna ici dans le Tessin italophone – quoi de plus logique?

    • Pr Sheldon Cooper dit :

      Le genre de Corinne que j’aime bien

  20. Pr Sheldon Cooper dit :

    C’était pas le rose la couleur des filles ?