Zemmour, le procès de la vérité et de la liberté d'expression

Dans quelques jours va se tenir le procès d’Eric Zemmour, cité devant la 17ème chambre correctionnelle pour des propos considérés comme racistes.
Les accusateurs ? Toujours les mêmes inquisiteurs : les officines soit-disant « droits-de-l’hommistes » et antiracistes, plus promptes à épingler une Fanny Truchelot qu’à poursuivre les rappeurs qui « niquent » la France et les Français et appellent à tuer les « faces-de-craie », plus promptes à porter plainte contre un Eric Zemmour qu’à dénoncer un Cortex qui déverse sa haine sur Internet et prononce des menaces de mort contre des souchien(ne)s…
Vous aurez reconnu, entre autres, Dominique Sopo, président de Sos-Racisme, ou plutôt de Sos-Islam, tant est visible le domaine spécifique dans lequel s’exerce son activité ; Mouloud Aounit, président du Mrap…vous savez, ce mouvement pour « l’amitié entre les peuples », qui affichait il y a quelques mois sur son site une affiche appelant au boycott des produits d’Israël…parce qu’il y a peuple et peuple, vous l’aurez compris !
L’accusé ? Un journaliste de droite (et non d’extrême-droite, comme a osé l’affirmé -au moment des faits- cette peste de Fourest, qui ferait bien de méditer sur la déontologie à laquelle, en tant que journaliste, elle est censée souscrire !), un journaliste qui proclame haut et fort son amour pour la France, qui a son franc-parler ou plutôt son parler-vrai, à des années-lumière du « politiquement correct » qui tient lieu de pensée à une majorité de ses collègues de droite et surtout de gauche… tant il est vrai que jamais, dans toute l’histoire du journalisme occidental, en pays libre, on est tombé si bas dans la veulerie, dans le déni et dans -au choix- le mensonge ou l’hypocrisie !
Les faits ? dans une émission d’Ardisson, on en vient sur le plateau à faire le procès des policiers, qu’on accuse de tous les maux, dont le « délit de faciès » puisqu’ils sont « coupables », figurez-vous, de vérifier surtout les identités de ceux qui n’ont pas un look de « souchiens ». « La police n’arrête que les Arabes et les Noirs », s’indigne-t-on…
Eric Zemmour juge normale cette discrimination exercée par les forces de l’ordre puisque, objecte-t-il, « la majorité des délinquants sont noirs ou arabes »…
Tels sont les propos « racistes » entendus par Sopo, Aounit et Consorts !

Attention, pas de confusion : Sopo, Aounit et Consorts ne s’offusquent pas des propos diffamatoires tenus à l’encontre des forces de police, propos qui n’ont d’ailleurs suscité aucune protestation !
C’est contre Zemmour, dont ils veulent le scalp, qu’ils ont déterré la hache de guerre !
Relisons bien la phrase incriminée. Le journaliste n’a pas dit : «la plupart des Arabes et Noirs sont délinquants », ce qui serait un jugement personnel et un préjugé raciste. Non, il a prononcé ces mots : « la majorité des délinquants sont Noirs ou Arabes », c’est-à-dire une phrase qui sonne comme l’énoncé pur et simple d’un fait.
La première question qui se pose est donc celle-ci : en énonçant cette phrase, Eric Zemmour a-t-il dit la vérité ?
La réponse est OUI, sans restriction aucune, n’en déplaisent à nos « inquisiteurs ».
•Ce qu’a dit Zemmour, c’est un fait avéré, incontestable, vérifiable.
•Ce qu’a dit Zemmour, il n’est personne, en France, qui puisse prouver que c’est un mensonge… Le fort pourcentage de « musulmans dans les prisons », entre 70 et 80%, est attesté par toute une série d’enquêtes et de rapports : or, les musulmans sont plus souvent Arabes ou Noirs que français de souche, que je sache.
Et n’oublions pas que ces pourcentages font état de délinquants qui se recrutent dans seulement 10% de la population totale de la France : nous voilà bien avec la « majorité » définie par Zemmour.
•Ce qu’a dit Zemmour, c’est d’ailleurs ce que tout le monde sait, même si les autorités s’évertuent à occulter les chiffres de la délinquance et même si les journalistes ne donnent plus systématiquement les noms des délinquants majeurs ou, pire, les transforment en les francisant (je me souviens en effet avoir vu sur Internet un cas d’usage de rayon laser contre un pilote d’avion où le prénom du prévenu, Ali je crois, se muait en Sébastien, d’une chaîne à une autre…). Et on peut se demander l’intérêt qu’il y a, pour les politiques et les médias, à vouloir cacher ce que nul n’ignore : que les actes de délinquance sont majoritairement commis par des individus issus de l’immigration ! Entre un secret de polichinelle et la transparence, on attendrait le second choix en démocratie !
La deuxième question qui se pose, ce n’est pas celle de la liberté d’opinion, puisqu’Eric Zemmour n’a pas émis une idée, un jugement, une pensée personnelle, mais énoncé un fait vrai.
La deuxième –et finalement unique- question qui se pose, c’est celle de la liberté d’expression : a-t-on encore le droit, en France, de dire La Vérité, toute vérité ? Ou bien des officines, qui s’arrogent le droit de censurer, ont-elle le pouvoir de traquer la vérité, quand elle les dérange, et de faire usage de la force -en l’occurrence des dépôts de plainte en justice- pour imposer silence ?
C’est la sentence qui le dira… Et nul doute qu’elle fera jurisprudence !
Les juges savent quels sont les enjeux de ce procès, comme leurs prédécesseurs quand il s’est agi de défendre le journal « Charlie Hebdo » ou l’écrivain Michel Houellebecq. La liberté d’expression avait alors triomphé, dans la France des Droits de l’Homme et des Lumières.
Soyons donc confiants dans la justice de notre pays !
Car, si elle donnait raison à Sopo, Aounit et Consorts, en signifiant que toute vérité ne peut pas être dite, elle signerait l’arrêt de mort de l’une des libertés les plus précieuses inscrites dans notre Constitution.
Si elle donnait raison à Sopo, Aounit et Consorts, elle sous-entendrait que notre police est raciste, en s’ingéniant (contre toute raison!) à vérifier les papiers de jeunes « issus de la diversité » d‘origine africaine ou arabe, autant dire à les « stigmatiser » gratuitement et à pratiquer la plus blâmable discrimination.
Alors, si la justice donnait raison à Sopo, Aounit et Consorts, à l’issue du procès, les autorités se devraient de demander aux policiers, pour qu’ils soient au-dessus de tout soupçon, de vérifier uniquement l’identité des « faces-de-craie ».
Et j’irais même plus loin : elles devraient imposer aux forces de l’ordre de chercher des dealers ou des sans-papiers uniquement chez les quadragénaires-quinquagénaires blancs portant costume-cravate, ou chez les papys et mamys blancs en train de faire leur marché. Pourquoi ? Pour éviter que que les policiers ne risquent de prendre un « jeune des quartiers», au physique moins marqué que d’autres, pour un « souchien » et ne lui demandent sa carte d’identité !
Chantal Macaire

image_pdf
0
0