Zemmour parmi les nominés du « Swiss Stop Islamization Award 2022

Giorgio Ghiringhelli pendant une récolte de signatures en guise d’homme sandwich, en 2011.

Une curieuse initiative, en Suisse, depuis plusieurs années, met aux prises plusieurs candidats sélectionnés sur leur détermination à lutter contre l’islamisation de notre pays. Curieusement, cette année, parmi les sélectionnés figure Éric Zemmour… et un certain Pierre Cassen. Raison de plus pour faire connaissance avec l’initiateur du Swiss Stop Islam Award, le sympathique Giorgio Ghiringhelli.

J’ai demandé et obtenu, au Tessin, l’interdiction du voile intégral dans la rue

Riposte Laïque : Vous habitez en Suisse, dans le Tessin, à la frontière italienne. Vous êtes connu, entre autres, pour avoir impulsé deux initiatives qui ont fait beaucoup parler : la votation contre la burqa, ou le voile intégral, et celle sur la légitime défense. Pouvez-vous expliquer ces deux histoires à nos lecteurs ?

Giorgio Ghiringhelli: Le 25 mars 2011, grâce à la démocratie directe, j’ai lancé une collecte de signatures pour demander l’introduction au Tessin (l’un des 26 cantons suisses) de la même interdiction de se dissimuler le visage en public qui était entrée en vigueur le 11 avril 2011 en France. Cependant, contrairement à la France, j’avais proposé que l’interdiction soit inscrite dans la Constitution cantonale et non dans une simple loi, afin que le Parlement cantonal ne puisse plus modifier ou supprimer l’interdiction sans le consentement du peuple.

Il convient de noter qu’au Tessin, où le pourcentage de musulmans n’est que de 2 à 3 % sur 350 000 habitants, il n’y avait aucune femme portant une burqa ou un niqab, à part quelques touristes. Mais j’ai quand même décidé de mener cette bataille, à la fois à titre préventif et dans l’espoir de donner l’exemple au niveau national, comme cela s’est produit depuis. Pour que l’initiative populaire aboutisse, il me fallait 10 000 signatures et j’en ai recueilli plus de 12 000. Lors d’un vote en 2013, 65 % des citoyens ont approuvé ma proposition, et l’interdiction « anti-burqa » est entrée en vigueur le 1er juillet 2016.


Juillet 2016 : le jour où l’interdiction “anti-burqa” est entrée en vigueur au Tessin,
Ghiringhelli parle avec les journalistes dans la Piazza Grande de Locarno, à côté
d’un mannequin déguisé en burqa.

La même année, le Comité d’Egerkingen, promoteur de la victorieuse initiative approuvée par le peuple en 2009 qui demandait l’interdiction de construire des minarets en Suisse, a commencé à récolter des signatures pour inscrire dans la Constitution fédérale la même interdiction de se dissimuler le visage en public que celle déjà en vigueur au Tessin. Un comité spécial a été créé à cet effet (dont Oskar Freysinger et moi-même faisons partie). Malgré l’opposition du gouvernement, du Parlement et de tous les grands partis (à l’exception de l’Union démocratique du centre, UDC), l’initiative a été acceptée par le peuple et les cantons en mars 2021, soit 10 ans après le début de mon combat. Incroyable ce qu’un citoyen peut obtenir en Suisse grâce à la démocratie directe, n’est-ce pas ?


Ghiringhelli ( à gauche) avec d’autres membres du Comité (Ulrich Schlüer, Oscar Freysinger et Walter Wobmann) qui en 2016 avait lancé la victorieuse initiative populaire pour l’interdiction de se dissimuler le visage en public en toute la Suisse.

Histoire d’une votation sur la légitime défense au Tessin

L’initiative sur la légitime défense a été une autre bataille démocratique passionnante, avec une surprise finale incroyable. En 2016, j’avais lancé une récolte de signatures, limitée au Tessin, pour demander qu’en cas d’acquittement pour un crime commis en état de légitime défense, l’État prenne en charge tous les frais engagés par l’accusé pour le procès et pour son avocat. En 2020, 50,26 % des citoyens ont rejeté la proposition. J’ai ensuite fait appel auprès de la Cour fédérale, affirmant que la désinformation du gouvernement avait influencé de manière décisive le résultat du vote. En avril 2021, la cour m’a donné raison, reconnaissant de manière retentissante que les informations du gouvernement avaient été biaisées et non objectives. Le vote a donc été répété en septembre dernier, et cette fois la nouvelle loi cantonale a été acceptée par 52,45 % des votants. Démonstration du fait que celui qui endure, souvent gagne !

Riposte Laïque : Est-il indiscret de vous demander votre parcours professionnel ?

Giorgio Ghiringhelli : Je me contenterai de répondre à cette question en disant qu’avant de devenir un citoyen actif en politique, j’étais journaliste, travaillant comme pigiste pour différents journaux tessinois. J’ai surtout couvert des reportages.

J’ai décidé de créer un parti politique, « Il Guastafeste », dont je suis le seul membre

Riposte Laïque : Vous avez aussi créé un mouvement appelé “Il Guastafeste”. Pouvez-vous nous parler des objectifs recherchés, et des actions effectuées ?

Giorgio Ghiringhelli: À un certain moment de ma vie, grâce aussi à l’expérience que j’ai acquise dans le journalisme, j’ai commencé à m’intéresser à la politique, et comme je suis un esprit plutôt indépendant et rebelle, je n’avais pas envie de rejoindre un parti. J’ai donc créé un mouvement politique qui était taillé sur mesure pour moi, et dont j’étais et suis toujours le seul membre. Au départ, mon objectif était de dénoncer les abus des autorités et des partis de droite et de gauche, et de défendre les droits des citoyens. Naturellement, mes adversaires m’ont considéré comme un « emmerdeur » parce que je dérangeais leurs intérêts, et j’ai donc décidé d’appeler le mouvement « Il Guastafeste », qui en français on peut traduire par « le trouble-fête ».

Le symbole du mouvement “Il Guastafeste” : un chien à l’air féroce qui veille à la protection des droits des citoyens.

Au début, je me suis limité à faire de la politique dans ma commune (6 000 habitants), puis j’ai élargi le champ de mes combats à tout le canton, et comme je ne pouvais pas compter sur beaucoup de soutien, j’ai appris à utiliser la démocratie directe, à savoir les pétitions, les initiatives populaires et les référendums, ainsi que les recours, bien sûr. Par exemple, la première initiative que j’ai lancée dans le canton visait les honoraires de la puissante caste des notaires, qui étaient les plus élevés de Suisse (et dans le canton avec le revenu moyen le plus faible !). Et lors du vote, 73 % des citoyens ont approuvé ma proposition de réduction des honoraires, à laquelle s’opposaient le gouvernement et le Parlement.

Cette initiative a été suivie de dix autres référendums et initiatives au niveau communal et cantonal, avec un taux de réussite de plus de 70 %. Comme les autorités de plusieurs municipalités entravaient l’exercice de ces droits constitutionnels en imposant pour la récolte des signatures sur le domaine public des limites de temps et de lieu injustifiées, j’ai introduit sur l’espace de quelques années une douzaine de recours contre ces décisions inconstitutionnelles, et je les ai tous gagnés. J’ai également gagné plusieurs autres recours importants sur des questions d’intérêt public.

Par exemple, le Tribunal fédéral a annulé pour inconstitutionnalité une nouvelle taxe basée sur la consommation d’électricité, qui avait été approuvée par le parlement cantonal et qui aurait rapporté aux communes tessinoises environ 40 millions de francs par an. Un tribunal cantonal a à son tour jugé inconstitutionnelle une loi en vigueur depuis 150 ans, qui confiait aux autorités exécutives des communes (et non aux autorités législatives) la tâche de fixer le montant des impôts communaux.

Le 11 septembre 2001 a changé ma vie et j’ai ouvert les yeux sur l’islam

L’attentat du 11 septembre 2001 contre les Tours jumelles de New York m’a durement touché, car j’étais monté au sommet de l’une d’elles l’année précédente. Cet attentat a changé ma vie, parce que, après avoir lu les livres de la grande Oriana Fallaci, je me suis intéressé de plus en plus à l’islam, et je suis arrivé à la conclusion qu’une colonisation islamique rampante de l’Europe basée sur la démographie (le fameux Grand Remplacement) était en cours, et donc avec des effets irréversibles par rapport à une colonisation effectuée avec des armées. C’est pourquoi, à un certain moment, j’ai décidé que le moment était venu pour moi de lutter contre la propagation de cette idéologie violente et totalitaire, incompatible avec la démocratie et les droits de l’homme, qui, partout où elle est arrivée au cours des siècles, a laissé une traînée de guerres, de violence, de sang versé et d’intolérance contre les non-musulmans.


Ghiringhelli au sommet d’une des deux Tours jumelles de New York en mai 2000

Certes, en Suisse (et encore plus au Tessin) la situation n’est pas encore aussi grave qu’en France, et il est donc difficile de convaincre la population et surtout les politiciens et les journalistes (notoirement peu prévoyants) qu’à moyen et long terme la diffusion de l’islam représente le principal danger pour notre société occidentale. J’ai écrit des centaines d’articles sur ce sujet pour tenter d’ouvrir les yeux des gens. J’ai également présenté deux pétitions au parlement tessinois lui demandant d’interdire le port du foulard islamique dans les écoles et d’interdire les prières islamiques sur le domaine public, ainsi qu’une pétition au Parlement fédéral lui demandant d’interdire les activités des mouvements islamistes (tels que les Frères musulmans) et de fermer leurs mosquées. Mais sans succès. Au cours des 20 dernières années, ces combats m’ont coûté environ 250 000 francs, mais je dois dire que j’ai couvert toutes ces dépenses grâce à l’aide de centaines de sympathisants qui ont apprécié mon travail.

J’ai décidé de soutenir ceux qui, courageusement, mènent le combat contre l’islam

Riposte Laïque : Évoquons une autre de vos initiatives originales, le “Swiss Stop Islam award” que vous avez lancé il y a plusieurs années à présent. C’est quoi ?

Giorgio Ghiringhelli : J’ai constaté que partout en Europe, y compris en Suisse, les rares courageux qui luttent contre l’islamisation de leur pays risquent l’isolement social, sont traités comme d’ignobles racistes, sont boycottés par les médias (dont 90 % sont aux mains des « islamogauchistes »), censurés par les « social » et font l’objet de plaintes de la part d’une myriade d’associations islamophiles qui visent à bâillonner les personnes qui critiquent l’islam et à les ruiner financièrement (Riposte laïque en sait quelque chose…).

Au niveau de la population, beaucoup de citoyens sont d’accord avec ces lanceurs d’alarme (en France, par exemple, le 67 % des citoyens croient que le Grand Remplacement est bien une réalité, actuelle ou dans un proche futur), mais peu ont le courage de les soutenir publiquement. Comme tout le monde n’est pas un lion, je peux aussi comprendre certaines craintes, surtout dans un pays comme la France où des journalistes sont tués et des professeurs décapités pour des dessins satiriques jugés blasphématoires, et où les « racailles » terrorisent les honnêtes citoyens sans être inquiétés par l’État. Mais un jour viendra où les enfants et petits-enfants de cette « majorité silencieuse » maudiront leurs pères et grands-pères pour n’avoir pas eu le courage de s’opposer à l’avancée de l’islam lorsqu’il était encore possible de le faire.

Et donc en 2018, j’ai eu l’idée de créer un Prix au niveau national (mais étendu aux pays voisins de la Suisse) pour récompenser chaque année trois personnes qui se sont distinguées dans la lutte contre l’islamisation et contre la radicalisation des musulmans. Le soutien financier (2000 francs par personne) est plutôt modeste, car les moyens dont dispose mon mouvement sont limités, mais le Prix est aussi destiné à apporter un soutien moral, une reconnaissance publique. Je veux faire savoir à ces patriotes, à ces héros, qu’ils ne sont pas seuls et qu’il y a des gens qui apprécient leur lutte courageuse.

Riposte Laïque : Quels ont été vos récents récompensés ?

Giorgio Ghiringhelli : Jusqu’à présent, 12 lauréats ont été récompensés, dont un Italien (le journaliste et écrivain ex-musulman Magdi Cristiano Allam), neuf Suisses (le conseiller national Lorenzo Quadri, le conseiller national Walter Wobmann, la journaliste genevoise Mireille Vallette, l’expert en sécurité Stefano Piazza, l’expert en droit arabe et musulman le Professeur Sami Aldeeb, le spécialiste de l’islam Alain Jean-Mairet, le rédacteur en chef du site les Observateurs Uli Windisch, le docteur en théologie et expert dans la science des réligions Shafique Keshavjee et le directeur du journal Il Paese Eros Mellini), et deux associations suisses (l’Association Suisse Vigilance Islam et le Comité d’Egerkingen).


Deux des lauréats du Prix : l’ex-musulman italo-égyptien Magdi Cristiano Allam, avec son dernier livre “Stop islam”, et la journaliste génevoise Mireille Vallette, avec son dernier livre “ Le radicalisme dans les mosquées suisses”

Riposte Laïque : Et cette année, renouvelez-vous l’initiative ? Et dans ce cas, pouvez-vous nous en dire davantage ?  

Giorgio Ghiringhelli: La cinquième édition du prix vient d’être lancée. Au totale il y a 14 nominés, dont quatre Suisses (parmi lesquels le Dr Dominique Schwander) et la fondation suisse “Futur CH”, une Italienne (la journaliste et écrivain d’origine marocaine Souad Sbai), deux Allemands (Thilo Sarrazin et Hamed Abdel-Samad) et six Français (Éric Zemmour, Pierre Cassen, Alexandre Del Valle, Zineb el Rhazoui, Hamid Zanaz et Alain Wagner). Les noms des trois gagnants seront annoncés à la mi-mars.

Quand le peuple a voté, sa décision doit être respectée par les perdants

Riposte Laïque : Qu’avez-vous pensé de la dernière votation suisse sur la crise sanitaire ?

Giorgio Ghiringhelli : Je n’en ai rien pensé et j’ai simplement pris note du résultat du vote. Le 62 % des électeurs ont voté en faveur de la modification de certains articles de la loi COVID-19, qui, selon ses opposants, auraient conduit à un clivage de la population (avec des mesures discriminatoires pour les non-vaccinés) et à une surveillance massive de tous les citoyens.

En Suisse, nous avons l’habitude de voter quatre fois par an sur une douzaine de sujets fédéraux, cantonaux et communaux qui suscitent parfois des débats passionnés. Mais ensuite, une fois que le Peuple Souverain a pris sa décision, elle est respectée bon gré mal gré même par les perdants. Dans d’autres pays, où le peuple doit se soumettre aux décisions des gouvernements et des parlements sans jamais pouvoir voter, ceux qui ne sont pas d’accord avec ces décisions n’ont d’autre choix que de descendre dans la rue pour protester, mettant parfois en péril la paix sociale (en France avec la révolte des Gilets jaunes…). Bien sûr, aucun système n’est parfait. Avec la démocratie directe, il faut parfois subir la tyrannie de la majorité à contrecœur, mais je pense que c’est mieux que de subir la tyrannie des minorités (LGBT, wokisme, cancel culture, etc.) qui domine de plus en plus les milieux culturels (théâtre, cinéma, littérature), les écoles, les universités, la politique, les médias et la publicité.

En conclusion, je comprends qu’en cette période la principale préoccupation de la plupart des citoyens européens est liée aux effets négatifs de la pandémie sur la santé, le travail, l’économie, les libertés et les relations entre les personnes. Et, personnellement, je suis très ennuyé qu’après m’être battu avec succès pour l’interdiction de se dissimuler le visage en public, il soit de plus en plus à la mode de rendre obligatoire la dissimulation du visage avec des masques sanitaires, pour le plus grand plaisir des femmes islamistes. Mais attention : il existe une autre pandémie, celle de l’islamisation, encore plus dangereuse, car elle risque d’anéantir la civilisation occidentale et ses libertés. Un jour le coronavirus passera, mais, si l’on ne trouve pas d’urgence un “vaccin” adapté (on pourrait par exemple le nommer vaccin ”Z”…), le corAnovirus risque d’infecter l’Europe de manière durable et irréversible… Pour moi c’est cette pandémie idéologique la priorité numéro un, et non pas la pandémie sanitaire !

Je ne comprends toujours pas comment les Français ont pu se laisser imposer ce Grand Remplacement…

Riposte Laïque : Quel est votre regard, vu du Tessin, sur la situation française, l’islamisation de notre pays, et la présidentielle qui s’annonce ?

Giorgio Ghiringhelli : Dans les années 1980, la France était l’une de mes destinations préférées pour les vacances et les voyages gastronomiques et vinicoles. Je me souviens de dîners mémorables chez les frères Heberlin à Illhausern, chez les frères Troisgros à Roanne, chez Paul Bocuse à Lyon, chez Alain Chapel à Mionnay, au Moulin de Mougins à Cannes, à l’Oasis à la Napoule, chez Michel Guérard à Eugénie-les-Bains, chez Taillevent et chez Lasserre à Paris. À cette époque, la France était encore la France que j’aimais, et on se sentait en sécurité à voyager dans votre beau pays, riche en histoire et en art. Mais en l’espace de 40 ans, la société française a changé, pour le pire.

Le Grand Remplacement de population et de civilisation n’est pas qu’une théorie, comme le répètent les médias et les politiciens islamogauchistes, mais une réalité qui saute aux yeux. Dans certains quartiers, dans certaines villes, on a l’impression d’être en terre d’islam, où les femmes ne sont plus libres de s’habiller comme elles le souhaitent et de montrer leur charmante beauté qui a inspiré tant de poètes. La criminalité et la violence, principalement le fait d’immigrés d’autres civilisations qui haïssent la France, ont atteint des sommets incroyables, et chaque jour, des dizaines de femmes sont violées dans la rue par des inconnus qui sont toujours les mêmes (comme en Allemagne, en Italie, en Angleterre, en Suède et ailleurs) et des dizaines de personnes sont attaquées, blessées et tuées par des voyous et des fanatiques armés de couteaux qui eux aussi sont toujours les mêmes partout. Sans parler des massacres causés par les terroristes islamiques. Quoi qu’on en pense, j’ai l’impression que la guerre civile en France a déjà commencé et que de la part de ceux qui aiment la France se serait bien l’heure de reconquérir les territoires perdus, comme ce fut le cas en Espagne en 1492 avec la “Reconquista”…

Je ne comprends pas comment les Français ont pu accepter ce suicide collectif de leur pays et de leur civilisation sans réagir. Où est-elle, la fierté des Français et leur courage, dont ils ont fait preuve à plusieurs reprises au cours de l’histoire : comme en 1830, quand la France a réagi aux razzias des pirates ottomans sur ses côtes en occupant les terres d’Afrique du Nord (qui sont ensuite devenues l’Algérie) ; ou lorsqu’en 732 les troupes de Charles Martel ont vaincu les armées arabo-musulmanes à Poitiers, tuant dans l’œuf leur tentative de conquérir la France après avoir conquis la péninsule ibérique. Ou comme pendant la Révolution française contre les aristocrates, ou pendant l’Empire français de Bonaparte contre les monarchies européennes, ou pendant la résistance au nazisme. Où est passé l’esprit qui avait fait la « Grandeur de la France » et qui est si bien chanté dans l’hymne national ?

En 2018, lors de sa démission, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait déclaré qu’une guerre civile “pourrait exploser d’ici 5 ans” si le gouvernement ne faisait rien pour récupérer les territoires de ces centaines de quartiers « sensibles » aux mains des islamistes et des trafiquants de drogue. Il avait ajouté : « Aujourd’hui, nous vivons côte à côte (musulmans et non-musulmans). Mais demain, j’ai peur que nous nous retrouvions l’un contre l’autre”.

Le seul candidat qui peut encore sauver la France c’est Zemmour

D’après moi le seul candidat français à la présidentielle qui a fait le bon diagnostic de la situation et qui a eu le courage de proposer des solutions fortes (comme l’arrêt de l’immigration et l’expulsion des criminels à double passeport et des étrangers qui détestent la France, ou la suppression des subventions aux parents des mineurs délinquants) est Éric Zemmour. C’est pourquoi les médias et les politiciens islamo-gauchistes l’accusent de provoquer la guerre civile avec ses discours de haine, qui sont en fait des discours d’amour pour la France. Mais s’ils étaient honnêtes, ses accusateurs devraient faire leur examen de conscience et se demander à qui est la faute si la France, comme l’avait prédit Gérard Collomb il y a trois ans, est au bord d’une guerre civile : c’est la faute d’Éric Zemmour ou bien de ces hommes politiques qui, depuis 40 ans, avec le consentement tacite ou le soutien de 90 % des médias, ont conduit la France au bord du gouffre en ouvrant la porte à une massive colonisation islamique et en cédant de larges pans de souveraineté à l’anti-démocratique Union européenne, dont le projet de Constitution a été vainement rejeté par les Français en 2005 ?

Eh bien, je pense que lors des prochaines élections présidentielles, les Français, surtout ceux qui ont perdu le courage de leurs ancêtres et qui n’osent pas se battre ouvertement, auront la possibilité de faire une nouvelle révolution française : non plus avec des armes et en risquant leur vie, mais simplement en mettant dans l’urne le nom de Zemmour, le seule vaccin sûr contre la pandémie de l’islamisation et de l’immigration sauvage. Ce n’est pas trop difficile, n’est-ce pas ? Je l’espère pour les Français, mais je l’espère aussi pour la Suisse et le reste de l’Europe, car si Zemmour en cas d’élection parvient à mettre son programme en pratique, alors peut-être que l’exemple français servira aussi d’exemple dans les autres pays européens…

Que les maires de France soient courageux, et apportent leur signature à Éric Zemmour ou Marine Le Pen

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Giorgio ?

Giorgio Ghiringhelli : Je profite de cet entretien pour appeler les Français à soutenir financièrement les personnes et les sites d’information (comme Riposte laïque) qui se battent depuis des années contre l’islamisation avec beaucoup de courage et par amour de leur pays, et qui, de ce fait, doivent faire face à des risques et à des coûts énormes pour les procès intentés contre eux par une myriade d’associations islamophiles.

En outre, je voudrais appeler les maires de France à faire preuve de plus de courage et d’esprit démocratique en fournissant à Éric Zemmour, et aussi à Marine Le Pen, les 500 signatures dont ils ont besoin pour participer aux élections. N’en déplaise à leurs adversaires, mais il serait scandaleux que deux candidats comme eux, qui, selon les derniers sondages, recueillent 16 % des voix, soient empêchés de se présenter en raison de règles électorales anti-démocratiques, privant ainsi une grande partie du peuple français de la possibilité de choisir le Président qui les gouvernera pendant les cinq prochaines années. Les règles actuelles en vigueur en France pour l’admission des candidats aux élections présidentielles sont antidémocratiques car elles pénalisent les candidats qui ne peuvent pas compter sur un certain nombre de maires de leur parti. Il serait beaucoup plus démocratique de demander aux candidats de recueillir auprès de la population les “parrainages” dont ils ont besoin (par exemple 100 000) pour présenter leur candidature.

Propos recueillis par Pierre Cassen

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21 Commentaires

  1. EXCELLENT Bock-Côté : “A l’échelle de l’histoire, l’immigration massive est une vraie révolution. Les Français sont dépossédés de leur pays, condamnés à l’exil intérieur (…) Les Français n’ont pas de pays de rechange”

    Le projet Zemmourien suffira-t-il à enrayer l’infâmie en cours ?
    Rien n’est moins sûr hélas !!!!!!

    https://www.fdesouche.com/2022/01/13/mathieu-bock-cote-a-lechelle-de-lhistoire-limmigration-massive-est-une-vraie-revolution-les-francais-sont-depossedes-de-leur-pays-condamnes-a-lexil-interieur-les-francais-nont-p/

    • Si il devient président il proposera des référendum populaires (un peu comme en Suisse) on verra alors si les français auront le courage de contrecarrer l’invasion musulmane en cours avec leur bulletin de vote, car dans ce cas Z fera ce qu’il a dit au nom du peuple Français.

      • Je ne suis pas sûr que le projet Zémmourien suffira à enrayer l’infâmie en cours, c’est ça le problème et même en supposant que les Français soient capable de voter pour lui car n’oublions pas que les traîtres (envahisseurs et importateurs socialos-gauchistes) sont sur-représentés dans les urnes.

        • Je suis d’accord avec vous, je pense, hélas, et je voudrais bien me tromper qu’un immuable pourcentage d’environ 20% d’intentions de vote pour macron est musulman… Car, qui d’autre que des ennemis de la France, en plus des islamogauchistes, vivant sur son sol peuvent soutenir les actes liberticides de macron contre les Français, ce ne peut-être que des communautés anti patriotiques, mais européistes qui trouvent leur compte cultuel et financier avec macron qui protège leur train train lucratif dans leurs cités. Il faudrait vraiment un immense sursaut national pour contrer ce désastre…

  2. BRAVO Monsieur il faut que soit instauré en France le vote comme en Suisse inscrit dans la constitution ça n’est pas à quelques « pelandrons »comme on dit par chez moi à choisir, les politiques sont nos employés c’est le peuple qui doit décider il faut les votations en France copier les Suisses les autres pays européens doivent faire de même, ça n’est pas à l’europe à nous diriger
    BRAVO encore a ce monsieur FELICITATIONS

  3. Le stop islamisation donne dans le ridicule, vu le nombre de boucs par ville de France. On a atteint le point de non retour mais la pédale en marche garde les feux au vert pour l’immigration. Cependant elle risque de ne pas avoir assez de carte de vote à distribuer.

  4. Oui, le système des parrainages est scandaleux. Certes, il ne s’agit pas de favoriser les candidatures fantaisistes, voire extrémistes. La limitation de la prise en charge par l’État des frais de campagne est déjà dissuasive encore que des candidatures « extrémistes » peuvent se passer de campagne, du moins telle qu’on l’entend. L’exemple de l’ascension d’Hitler puis de son accession à la Chancellerie du Reich le montre assez. Il suffit de regrouper un nombre suffisant de partisans.

  5. Lors d’un discours au début de son mandat, sauf erreur, macron avait promis que s’il y avait 1 million de signataires d’une pétition sur un sujet quelconque il accorderait un référendum populaire. La pétition contre lecpass vaccinal a atteint plus de 1 million 200.000 On attend toujours la réalisation de sa promesse. Aucun parlementaire courageux pour le lui rappeler ?

  6. Heureux suisses…évidemment leur regard sur nos quartiers et nos représentants sportifs et culturels peut leur éviter le même marasme actuel et la violence d’aujourd’hui et surtout de demain

  7. Tant que les Maires auront la trouille, ils ne donneront pas leurs parrainages à qui ils veulent. Ils s’autocensurent et s’interdisent ainsi d’exprimer une liberté que leur garantit pourtant la démocratie. En clair : la démocratie française a vécu et la dictature s’installe insidieusement par la trouille. Continuez comme ça, Mesdames et Messieurs les Maires, vous perdez votre honneur avec votre liberté ! Demain il sera trop tard pour regretter de vous être montrés trouillards.