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Zemmour sur TF1 : Gilles a fait le sale Bouleau pour lequel il est payé

 

Enveloppé par l’un des plus sublimes morceaux de musique – l’Allegretto de la 7e Symphonie de Beethoven – Éric Zemmour, dans une vidéo aussi dense que puissante, nous a livré sa France, notre France. Il a développé sans ambages son programme et déclaré ce que, nombreux, nous attendions avec espoir : soumettre au peuple français sa candidature.

Enfin, Éric Zemmour a si bien compris l’orientation idéologique insupportable des médias en France qu’il a choisi YouTube pour annoncer sa candidature, préférant parler sans filtre aux Français.

Le soir, sur TF1, une fois le peuple privilégié, Éric Zemmour s’est alors confronté aux médias et il a tenu son rang, si je puis dire. Malheureusement pour son intelligence, il avait en face de lui Gilles Bouleau, dont le vide vous fait entrevoir les entrailles d’un trou noir !

Non, Zemmour n’exacerbe pas les tensions : il les dénonce, comme il l’a dit à son interlocuteur pénible. Dans sa vidéo, il assume aussi sa référence appuyée au général De Gaulle. Celui du 18 juin 1940, pas de 1958.

Le terne présentateur, faute d’arguments à opposer à un invité qui le dépassait trop, a parlé des droits des images utilisées dans la vidéo de Zemmour… ? Quelle pitié ! Ensuite, Bouleau a ressorti le doigt d’honneur, comme si la France reposait sur ça. « Le doigt c’est le doigt sur le bouton nucléaire », a soudain – et connement – ajouté Bouleau. J’ai eu mal pour sa bêtise.

Pour les parrainages, Zemmour a annoncé qu’il avait déjà entre 250 et 300 signatures. Encourageant !

Puis, là où le niais de TF1 croyait tenir un os avec Joséphine Baker – entrée aujourd’hui au Panthéon –, Zemmour a parlé à son propos de « réussite du modèle d’assimilation à l’ancienne », affirmant à juste titre : « Joséphine Baker, c’est la France. »

Ensuite est venue la « provocation à la haine raciale ». Encore un os : tout le squelette devait y passer ! Et Zemmour de répondre que c’étaient là des délits d’opinion, à partir d’une loi liberticide qu’il se proposait d’abroger s’il était élu.

Au sujet des femmes , Gilles Bouleau a enfoncé le clou de sa bêtise, pervertissant la parole de Zemmour pour la rendre conforme à la doxa ambiante. Excédé – on le serait à moins ! – , ce dernier a eu cette phrase lapidaire : « Je ne suis plus le journaliste, l’écrivain, je suis candidat à la présidentielle. »

Face à ce entretien expéditif et insipide, Zemmour a relevé que : « Il n’y a pas eu de questions sur mon projet politique et je le regrette. » Au moins, il a cloué le bec au très mauvais Gilles Bouleau.

(Notons que l’appel à l’assimilation des musulmans est un vœu pieux, mais Zemmour doit désormais parler autrement.)

« Nous ne devons plus tolérer qu’il puisse s’exprimer. Il n’a pas sa place dans la république », aboyait récemment le teckel Thomas Portes, porte-parole du mouvement politique inclusif Génération·s, fondé par Benoît Hamon. Eh bien, celui-là et les autres ne nous feront pas taire, et nous voterons pour Éric Zemmour si le cœur identitaire nous en dit. Car « il n’est plus temps de réformer la France mais de la sauver », come l’a dit l’intéressé.

Pour finir, c’est le 30 novembre 1874 que naquit un certain Winston Churchill. La tâche qui incombe à celui qui s’est déclaré ce 30 novembre 2021 est, à bien des égards, la même…

Charles Demassieux