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Zemmour veut que la Nouvelle-Calédonie reste française, Macron s’en fout !

Nos possessions outre-mer sont notre grandeur, ce que Macron ne comprendra jamais.

A contrario, dans une superbe vidéo aux accents éminemment gaullistes, Éric Zemmour a envoyé un beau message d’espoir aux Calédoniens, pour que cette terre, française depuis 168 ans mais dorénavant convoitée par la Chine, demeure dans le giron de la République. La France est une nation mondiale qui doit le rester. Et face à ce monde de plus en plus dangereux, Zemmour a manifesté sa volonté de porter le budget de la défense à 60 milliards et de renforcer notre base de Nouméa.

Alors que le 3e référendum sur l’indépendance se déroule demain en Nouvelle-Calédonie, conformément aux accords de Matignon de 1988 et à l’accord de Nouméa de 1998, Paris s’en désintéresse totalement, se contentant d’envoyer de gros moyens militaires et policiers pour sécuriser l’évènement.

On est loin du discours du général de Gaulle en 1966, louant l’appartenance de cette terre lointaine à la France.

« Vous avez un rôle français à jouer dans cette partie du monde. Vous êtes la France australe, et vous devez dans la paix, comme vous l’avez fait dans la guerre, être pour toute notre communauté nationale un exemple, un exemple d’effort, de fraternité et de progrès. »

Et voici ce que disait notre petit Président en 2018, totalement inconscient des enjeux économiques et stratégiques d’un tel référendum, pouvant mener au divorce d’avec la France.

« Il n’est pas de ma responsabilité de prendre parti sur la question de l’indépendance, c’est aux Calédoniens qu’il appartient de le dire, de choisir. »

À ce stade, ce n’est pas de l’indifférence, c’est du mépris.

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On mesure ainsi l’abîme qui sépare un grand homme d’État et un petit homme politique, qui ne savait même pas que la Guyane n’était pas une île, ou que la Guadeloupe était un département français. Nous avons un Président qui ne connaît ni l’histoire de son pays, ni sa géographie. Un désastre.

Pour Macron, qui ne jure que par l’Europe et méprise les nations, le mot « grandeur » ne signifie rien. Pour lui, toutes nos possessions outre-mer ne sont que des boulets économiques subventionnés à 80 %.

Il dépense 3 milliards par an pour nos 60 000 mineurs isolés, mais rechigne à payer les 2 milliards que nous coûte la Nouvelle-Calédonie.

Comme le dit Bruno Retailleau, « Nos Outre-mer méritent mieux que cette politique des petits calculs et des grand renoncements. »

Récemment, en pleine crise sociale aux Antilles, Macron n’a rien trouvé de mieux que de proposer l’autonomie aux Guadeloupéens !

Curieux message envoyé aux Kanaks indépendantistes à la veille du référendum !

Cela dit, le FLNKS ayant décidé de boycotter le vote, l’issue du scrutin ne fait plus de doute. Les loyalistes devraient l’emporter largement.

Comment les indépendantistes vont-ils accueillir le verdict des urnes ? L’État a pris ses dispositions pour ne plus revoir les sinistres évènements de 1988, avec l’épisode meurtrier de la grotte d’Ouvéa, qui fit 21 morts.

Mais ce maintien dans la République ne réglera rien. Si Macron ne comprend pas que c’est à l’État français de définir un nouveau pacte d’avenir, avec les loyalistes et les indépendantistes, la situation restera tendue.

Ce n’est qu’en relevant les défis économiques et sociaux qu’on apaisera le climat de l’île.

La Nouvelle-Calédonie, comme toutes nos possessions outre-mer, doit rester durablement française.

Avec un domaine maritime gigantesque, équivalent à celui des États-Unis, la France possède des ressources sous-marines insoupçonnées avec les nodules polymétalliques. Quant à la Nouvelle-Calédonie, 4e producteur de nickel derrière la Russie, le Canada et l’Indonésie, elle est un trésor pour les voitures électriques de demain.

Ajoutons à cela un enjeu stratégique majeur, à l’heure où la Chine fait main basse sur toutes les îles du Pacifique Sud, ex-possessions des empires coloniaux européens, Tonga, Fidji, Vanuatu, Salomon.

Il est évident que les Chinois font miroiter des ponts d’or aux Kanaks indépendantistes, pour prendre possession de la Nouvelle-Calédonie, merveilleusement située pour y construire une base aéronavale d’envergure, face aux forces américaines en Asie.

Outre les bases militaires qu’ils possèdent au Japon et en Corée du Sud, les Américains ont noué des partenariats avec les Philippines, l’Indonésie, le Vietnam, Singapour, la Thaïlande, sans oublier l’Australie et l’alliance Aukus.

On comprend l’angoisse des Australiens. La Chine est surpeuplée, l’Australie est vide.

Chine = 9,5 millions de km2 pour 1,4 milliard d’habitants (150 habitants au km2)

Australie = 7,5 millions de km2 pour 25 millions d’habitants (3,3 habitants au km2)

L’US Navy déploie 60 % de ses moyens en Asie-Pacifique.

La France, trahie une fois de plus par les Anglo-Saxons, qui ont torpillé le contrat de 12 sous-marins devant être livrés à l’Australie, a bien entendu été écartée de l’Aukus, la nouvelle alliance militaire entre Australie, Royaume-Uni et États-Unis, décidée pour contrer l’expansion chinoise dans la zone indo-pacifique.

Une raison de plus pour affirmer à la fois notre indépendance stratégique et notre présence dans cette zone, futur point chaud des prochaines décennies.

Mais après la trahison de nos « alliés », j’espère que nos politiques ne seront pas assez stupides pour servir de supplétifs aux États-Unis, si d’aventure ces derniers s’aventurent dans un affrontement avec la Chine. Quittons l’Otan, notre force nucléaire, c’est notre liberté.

Demain, la Nouvelle-Calédonie restera française. Les 3/4 des métropolitains s’en désintéressent, à commencer par Macron, évidemment, mais peu importe. L’essentiel est que la France continue de rayonner sur tous les continents.

Jacques Guillemain