Zircon, Sarmat : la Russie déploie l’arsenal de l’apocalypse

Le missile hypersonique Sarmat, transportant 10 ogives thermonucléaires ou plus, chacune suivant une trajectoire indépendante lors de leur entrée dans l’atmosphère, est capable de frapper les États-Unis depuis la Russie. Il a été testé pour la première fois en avril 2022 depuis une région située au nord-ouest de la Russie. Le missile a atteint sa cible dans l’Extrême-Orient de la Russie, à 5 000 kilomètres de l’aire de lancement. En passant par le pôle Nord ou le pôle Sud, le Sarmat est capable de viser n’importe quel point de la planète.

« C’est véritablement une arme unique qui va renforcer le potentiel militaire de nos forces armées, qui assurera la sécurité de la Russie face aux menaces extérieures et qui fera réfléchir à deux fois ceux qui essayent de menacer notre pays avec une rhétorique déchaînée et agressive », avait alors déclaré Vladimir Poutine.

Ce 21 décembre, le chef du Kremlin a annoncé que le Sarmat a été mis à la disposition de l’armée. Il a également annoncé que la flotte russe allait  dès janvier être équipée de missiles hypersoniques Zircon pour des missions de combat.

L’affrontement entre la Russie et l’OTAN : une question de semaines, voire de jours ?

Ces missiles peuvent se déplacer à une vitesse égale à neuf fois celle du son. La Russie a effectué au cours de l’année écoulée plusieurs tirs d’essais de missiles Zircon depuis des navires de guerre et des sous-marins. En mai, le Kremlin s’était ainsi félicité du test réussi d’un tir de missile Zircon d’une portée de plus de 1.000 kilomètres.

« Les missiles Zircon sont uniques au monde et permettront à la marine russe de répondre à une vitesse foudroyante à quiconque souhaiterait enfreindre notre souveraineté et notre liberté », a déclaré le président russe qui a par ailleurs promis à ses armées tous les moyens financiers nécessaires pour la campagne militaire en Ukraine.

« Les ports de Berdiansk et de Marioupol fonctionnent pleinement. Nous prévoyons d’y déployer des bases pour les navires de soutien, les services de secours d’urgence et les unités de réparation navale de la marine » a pour sa part déclaré le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 

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5 Commentaires

  1. Un Sarmat sur Kiev et un autre sur Lviv (en souvenir d’Hiroshima et de Nagasaki) calmera aussi les Uséens (USA) .

  2. pour l’instant l’armée russe n’est pas trop capable de sécuriser les provinces libérées, je trouve ça très étonnant

    • Même réflexion !!!!qu’attendent ils puisque ces provinces font partie intégrante de la Fédération ?

      • Peut-être qu’ils ont eu quelques retards dans la mise à disposition des armées des nouvelles armes annoncées depuis longtemps pour l’automne.
        Quand on prendra les premiers zircon ou sarmat sur la trogne, on saura qu’elles sont au point et disponibles, (si on a le temps de penser).

    • Les canons ukrainiens de 155 mm peuvent frapper Donetsk depuis leurs positions au nord à plus de 60 kms. Les Russes ne vont pas employer des charges nucléaires pour neutraliser l’artillerie adverse ! La reconquête des territoires qui permettront de sécuriser la ville se fait village par village, au combat rapproché, ça prend forcément du temps. Mais il semble bien que la défense anti-aérienne des FAU pose problème à l’aviation russe, sinon il y a longtemps que tout serait nettoyé.

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